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    La femme de mes rêves

     

    Si un jour on m’avait dit que la femme de mes rêves débarquerait dans ma vie à la manière d’un ouragan de pétales et de paillettes, je n’y aurais jamais cru. Une femme à part, larguée entre ici et l’infini, tiraillée entre ses désirs et mon sens des réalités trop précis.

     
    Si on m’avait dit que je pouvais tomber amoureuse rien qu’en l’écoutant rire, rien qu’en regardant son visage, en caressant ses cheveux, sa peau, les yeux brillants de toutes les étoiles qu’elle seule était capable d’allumer en moi.
    Si on m’avait dit que je risquais l’impossible, l'indifférence, la différence, je n’aurais pas eu le courage de la rencontrer, peut-être pas même celui de l’envisager ni de l'aimer comme je l’ai fait. Elle m'a cueillie comme un pissenlit sur lequel elle a soufflé et chaque parapluie de graine s’est envolé pour se planter là où je ne saurai jamais. Elle est là, partout, toujours à mes côtés.

    Elle est le sucre, la pâquerette, le flocon de rêve, la rivière, la mer et le lac et puis elle est ce feu et cette fièvre qui me bouleversent, ce tempérament et tous ces ballons roses qui s’envolent pour ajouter de la passion dans mon ciel.

    Elle est l’indicible et l’impossible. Elle est ma dose d’optimisme, d'adrénaline, mon opiacée. Elle est l’unique, l’inadmissible, l'inaccessible. J'ai craqué comme une allumette qu’elle a gratté dans du miel, ce jour où elle m'est apparu, derrière un rayon d’ambre, au milieu de la douceur de l’hiver.

    Vous devez sans doute me trouver chanceuse et peut-être même un peu culottée de vous afficher tout mon bonheur d’avoir été si heureuse. Mais ne soyez pas trop hâtifs dans vos certitudes, cette femme-là, je l’ai laissée partir, je n'ai pas su la rattraper. Je ne sais même pas si je l’ai bien embrassée. Une chose est sûre, je l'ai tellement aimée et mal aimée.

    Elle avait envie de tout ce que je ne m’avouerai pas, pour ne pas avoir à le réaliser. J’avais peur de me jeter tout entière sur ce fabuleux trampoline et dans la vie qu’elle aurait complètement enchantée.
    Mais ça ne m’a ni fait fuir ni reculer. J’ai dit ce que mon cœur voulait. J'avais envie de tout ce qu'elle aurait voulu. Mais je l’ai fait pleurer.

    Sait-elle au moins que je pense encore à elle, qu’elle reste là où je l’ai laissé naître ?
    Je pense que oui. Je crois qu’elle m’entend encore penser parfois, qu'elle m'entend pleurer et prier. Certaines connexions ne peuvent disparaître, même lorsque les liens sont coupés.

    Elle est ce petit oiseau brun qui sautille dans ma mémoire, celui qui me faisait rire, celui qui me faisait fondre avant qu’il ne s’échappe comme il était venu, dans un ouragan, qui n’avait plus rien de féerique, tant il a laissé en moi de plumes et de vide.

    Si un jour le vent la ramène, elle sera soignée. Je rêve de pouvoir encore la regarder me croquer et laisser glisser rien que dans ma tête, mes doigts le long de sa peine, entendre ses rires ricocher sur l’abîme qui s’est ouvert, le jour où j’ai dû la regarder partir, le coeur déchiré, en lambeaux.

    Il y’a des choses qui peuvent se regretter une vie entière. Elle est ce rendez-vous manqué, ma bulle, la capsule d’oxygène que j’ai brisée. Elle est celle que je m’autoriserai toujours à aimer en secret, tant elle a laissé en moi de lumière, de magie, d'amour et de merveilleux, tant elle est celle que je n’aurais jamais pu imaginer avant de la voir exister dans ma réalité.
    Je t'aime Sophie.  gif scintillant coeurs floaties

     

     

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    Me faire couler un bain

     

    J'aurais aimé que tu sois là ce soir, que tu t'occupes de moi, un lâcher prise total, pour une emprise totale. Tu sais mes angoisses face à la maladie, quelle qu'elle soit. Tu sais mes peurs, mes doutes, mes phobies, me rassurer comme personne et avoir les mots qui vont si bien avec ta tendresse.


    Tu m'aurais fait couler un bain très chaud et ne serais pas venue m'y rejoindre immédiatement, un bain juste pour moi, pour me détendre et me laisser aller sous ton regard bienveillant et amoureux. Tu m'aurais déshabillée et je me serais abandonnée, nue contre toi. J'aurais pleuré à chaudes larmes contre ton épaule et mes cils auraient caressé tes petits seins. Tu te serais penchée sur mon chagrin et tes mains, langoureusement, auraient  chassé mes peines.


    Je ne suis même pas sûre que nous aurions fait l'amour, ni même prononcé le moindre mot. Tu m'aurais réchauffée, soignée, bercée, guérie.
    Je voudrais décrire cet instant mais mes yeux se ferment. Une autre fois peut-être. Tu me manques tellement. Je t'aime.

     

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    J'ai maintenant un corps qui ne m'appartient plus. Je sens bien qu'il m'échappe, qu'il s'enfuit, s'enlaidit. Toi tu l'as connu beau et doux, avec un sexe glabre et de petits seins ronds, pommelés et gourmands, un ventre fin et des épaules et des cuisses fières d'être à toi. Il se fane, il s'épuise. La longue balaffre qui y serpente le rend laid, plus aimable du tout. Tout y est presque vide à l'intérieur et ce qui reste est cassé, bon à jeter, inutilisable.

    Toi tu savais en prendre soin, l'aimer, le dorloter. Il est resté à cette époque hélas révolue. Il est resté entre tes bras, tes jambes, tes caresses, tes baisers, tes murmures. Il est resté sous ton joug musclé et altier. Personne ne peut plus rien pour lui, ne peut le ressusciter, lui rendre vie, honneur et plaisir. C'est un corps mou et flasque, sans désir aucun, sans joie ni peine, juste un bout de chair à l'agonie. Il a tes souvenirs ancrés en lui et ça lui suffit.

    Il a tes larmes, tes sourires et tes mots. Il a tes mains, tes cheveux, tes chemins. Il a en lui ton amour comme un secret enfoui, endormi, endolori. Il est pénétré de ton âme et sa lumière, maintenant éteinte, ne brille que lorsque mes yeux s'embuent, émue aux larmes, de me remémorer ton corps épousant si joliment, si amoureusement le mien.

     

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    J’ai tant de mal à être loin de toi, de tes bras, de ton ombre, de ton amour. J’ai tant de mal avec le silence et le froid. Ma vie continue sans toi et pourtant elle est toujours pleine de ta présence, partout, tout le temps. Je vis avec ton fantôme, que je suis seule à voir derrière mes paupières. Tu viens si souvent me rendre visite lorsque je ferme les yeux. Tu viens le jour, lorsque je suis gaie, partager un fou rire avec moi. Tu viens le matin déposer tes cheveux sur mon oreiller, tourner ton doux visage vers la lumière et je te demande comment a été ta nuit. Tu viens dans mes rêves, surprendre mon corps, t’allonger sur moi et prendre possession de tes biens. Tu viens me faire l’amour lorsque ton désir est trop fort et nous nous évanouissons de plaisirs quand le ciel gris. Tu viens pour déjeuner et je t’offre moi pour le dessert. Tu viens dans l’après-midi, parfois aussi, céder à mon caprice de ne vouloir que toi, là, maintenant, tout de suite, étendue à ma merci. Tu viens pleurer timidement sur mon épaule et je ne sais même pas te consoler tant mes mots restent vains. Un baiser de tendresse seulement parviendra à faire sourire ton cœur éperdu et je verrai dans tes beaux yeux sombres que j’existe malgré tout quelque part un peu pour toi encore, derrière le bandeau que tu as noué sur mes yeux il y a si longtemps et si peu de temps à la fois.

     

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    A toi, toi que je n’ai cessé d’aimer, comme au tout premier jour, comme à la toute première lueur, apparue sur ta joue, à l’instant où tu as ouvert la porte, la toute petite lumière du soir qui a fait comme un grand rayon de soleil dans mon cœur. Dès cet instant, j’ai su que ce serait toi qui emporterais mon cœur à jamais, toi à qui je serais dévouée, corps et âme pour le restant de mes jours. Ton absence est telle un couteau qui mord ma chair. Je m’y fais, comme on se fait à tout. Je vis avec, avec ton fantôme, si beau et si fort. Il me protège et je te sens là, auprès de moi, à chaque moment fort en larmes comme en rires, à chaque pierre que la vie glisse sous mon pas. Je vis avec toi, toi dans mon cœur, bien au chaud, toi dans mon corps, qui me remplis d’amour et de fierté, malgré le vide immense et triste de ton parfum envolé.

     

     

     

    Je t’aime à l’infini, comme si le temps n’avait plus de prise, plus d’emprise. Je t’aime à l’interdit aussi. Je t’aime tout court et toujours. Je me couche chaque soir avec cet espoir insensé que tu viendras une nuit, au moins une nuit, me retrouver et me faire l’amour dans mon sommeil, jusqu’à ce que mes paupières s’ouvrent sur ton doux visage, jusqu’à ce que mon corps explose sur le tien en émoi.

     

     

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    Un baiser, le plus doux moment précédant la fusion, l'effusion. Un baiser furtif et gourmand. Nos langues qui se frôlent, se cherchent et s'électrisent. Tes mains qui caressent ma nuque, juste à la naissance des cheveux, là où les frissons sont les plus fous. Tes mains, fraîches, sur ma peau brûlante. Tes lèvres, rouges grenat, couleur cerise et goût framboise, sur les miennes tremblantes. Nos salives qui s'emmêlent avant nos bras, nos jambes, nos cheveux. Nos souffles courts, nos mots en murmures qui finissent étouffés, saccadés. Nos discours, ceux qui se tairont à l'unisson et ceux que nous clamerons à gorges déployées, en sourdine, là tout bas, là où naît mon envie de toi, passionnément, au creux de mon âme.

     

     

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    Il n'y a plus d'envie en moi et pourtant mon désir pour toi n'a jamais été aussi fort. Tout semble comme endormi, éteint, calme. Le volcan de frissons qui enflammait ma peau est mort. La tempête de pulsions qui étreignait ma poitrine s'est envolée. Cette mauvaise période a brisé quelque chose en moi. Il reste le désir immense, comme un châtiment impuni, un secret éventé.


    Il suffirait de ta main pour rallumer la flamme. Il suffirait d'un mot pour ramper jusqu'à toi. Il suffirait d'une caresse pour me jeter à tes pieds. C'est toi seule qui a ce pouvoir absolu de décider pour moi. Moi, je ne fais que succomber, suspendue à tes lèvres. J'ai pour toi le plus doux des regards et la plus tendre des passions. Et l'effet que ta hanche, s'enroulant sur ma jambe, produit sur mes larmes, est le plus doux des mystères que, jamais, je ne saurai résoudre.


    J'aime tant ce regard bienveillant et apaisant que tu poses sur mon corps brûlant et offert. J'aime cette aura qui émane de toi plus que tout et l'envie que tu me protèges et me gardes en ton sein ne m'a jamais quitté. Je voudrais que tu sois là pour me réveiller de cette torpeur. Je voudrais tes mots, ta voix, ton corps, ton coeur, ton âme. Je voudrais que tu guides mes pas et reprennes possession de moi.

     

     

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    J'aimerais que tu sois là et que tu prennes soin de moi, que ta main soit douce et caressante sur ma peau meurtrie, que tes mots me soignent et m'apaisent, que ton regard, empli d'amour et de bienveillance, soit un baume délicieux pour mon corps en souffrance.

     

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  • Ce soir, j'ai juste envie d'être contre toi et que tu me serres de toute ta tendresse, que tu enveloppes mon âme d'un cocon de douceur. Tu m'attends et tu ouvres le lit, afin que je vienne me blottir au chaud de ton coeur. Comme j'aime ces menues attentions à mon égard ! Nos jambes s'emboitent et s'entremêlent, nos cheveux se mélangent, il n'y a pas de désir encore, juste le plaisir et l'envie d'être bien, bienheureuse, insouciante, réconfortée et apaisée. Je me glisse sous les draps, tu tends les bras. Tu m'accueilles comme une enfant qui se précipite en pleurant pour se faire pardonner ou bien pour se faire aimer. Tu m'attendris de caresse et de mots chuchotés. Ta main prends la mienne et l'étreint. Ne me lâche pas surtout, serres bien fort et bien longtemps. Apprivoise-moi durant la nuit et que nos sommeils, simplement entrecoupés de nos rêves, nous portent jusqu'au matin doux et clair.

     

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    Je suis pudique et discrète. J'aime les silences de l'intimité, la pénombre de la chambre aux volets clos, les murmures des draps froissés, rejetés, des jambes qui se croisent sans se toucher. Juste un frôlement, comme le battement d'une aile de papillon. Je suis celle qui était ton petit bout de femme à toi, une petite femme câline et secrète, qui n'était pas très active du tout pendant l'amour et qui, pourtant, aimait tant l'amour. Le tien, unique et possessif parfois, tendre et violent à la fois. Je suis celle qui aime les yeux dans le noir, les lèvres qui se caressent et s'entrouvrent, mais pas trop, juste ce qu'il faut pour un contact électrique, une décharge d'adrénaline, un émoi en toi. Je détourne le regard à la moindre nuance, car mademoiselle est très susceptible en plus d'être délicate... elle aime la tendresse, la délicatesse et puis la force du poignet toutefois, l'intensité de ton regard noir de fierté et doux d'apaisement. Ta main qui cueille un sein et le porte à ta bouche. Tes paupières, lourdes de larmes retenues, qui se vexent pour un rien et se cachent sous cette mèche de cheveux que je trouvais sexy et puérile à la fois, que tu rejetais d'un souffle ou d'une main alanguie.


    Je suis pudique et discrète, pas du genre à m'offrir à n'importe qui. J'offre des roses à qui sait me mettre en confiance et distribue mon amour fidèle et éternel à toi qui m'as aimée telle que j'étais malgré tout. Je ne sais pas faire l'amour, tu m'as appris, avec patience et douceur, moi qui n'avais connu que violences de sentiments. Merci de m'avoir donné ton amour, ta confiance, d'avoir pansé mon coeur et mon corps. Merci toi. Je t'embrasse comme je t'aime et m'en vais sereine. 

     

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    Comment dire l'amour qu'on éprouve au fond de soi, tout au fond, là où personne ne va, là où personne ne sait, là où personne ne voit. Comment écrire encore tous ces mots qui meurent en moi, se heurtant les uns aux autres, heurtant le vide, l'infini, comme autant d'échos qui me renvoient mes sentiments à la figure. Quelle frustration de garder tout cela, de ne plus rien partager. L'absence terrible, c'est toujours cette envie de toi, nue auprès de moi, là tout contre et ta main qui caresse ma jambe et la serre, jalousement. J'ai envie que tu me serres dans tes bras, contre toi, que tu veilles sur mes ombres et, d'un doigt, effaces mes larmes. J'ai envie que tu dises "Chut, je suis là" et que tu me gardes au creux de toi. J'ai envie de laisser-aller, de perte de contrôle, de silences et de frissons, de tout donner de moi, de confiance absolue et de résignation. J'ai envie d'abandon mais plus d'être abandonnée, comme ça, du jour au lendemain. Comment peut-on aimer encore à ce point tant d'années après la rupture. Pourquoi le désir ne s'enfuit-il pas. Moi je t'aime toujours comme au premier jour. J'aurais voulu t'appartenir pour le meilleur et pour le pire, pour ce que tu aurais pu faire de moi, avec ton expérience à toi. J'aurais voulu jouir contre toi, ma joue dans tes cheveux défaits, mes yeux clos sous des paupières souriantes et étoilées. Mon âme seule se meurt et se languit de ton souvenir et la brûlure de tes lèvres sur ma peau me rappelle que je suis marquée de ton sceau pour l'éternité. Comment te dire que je t'aime...

     

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    Comment expliquer ce besoin de sentir ton corps contre le mien, toujours, comme un rempart contre le monde extérieur, comme une armure contre les agressions, les trahisons. Ce besoin de te savoir là, jamais trop loin, sans avoir à demander, comme une intuition en toi, en moi. Et si je ris ou si je pleure, je laisse tout aller car je sais que tu es là, derrière et que ton étreinte peut tout réparer, tout faire oublier, tout guérir, tout changer. Une étreinte comme nulle autre, qui prend même jusqu'a la liberté d'être, qui prend aux tripes tant elle est intense en émotions et en partages.
    Comment expliquer cette envie d'être toujours une petite chose bien misérable entre tes bras, une petite femme perdue que tu adoptes et qui se donne, sans demie mesure, car sa trop grande liberté l'effraie et la retient prisonnière dans sa chair.
    Oh comme il fait monter le désir en moi ce geste de possession, ta main qui me serre à m'en faire presque mal, la chaleur de ton ventre qui frémit entre mes reins, ton sexe humide blotti sur la courbe de mes fesses. J'ai tellement envie de toi, de me donner à toi, d'appartenir à toi, de faire l'amour avec toi. J'ai tellement à t'offrir que tout mon corps transpire son abandon pour que tu partes à sa conquête. Je veux être à toi et que tu décides, ce qui est bien pour moi, pour toi, pour nous. Rends-moi docile, essuie les larmes dont tu es là cause d'un revers de ta main, caresse les cheveux que tu as empoignés, soigne le petit bouton de rose que tu as malmené, fais la nuit plus tendre et plus douce après l'amour, protège- moi de tous les coups, aime-moi durement, doucement mais possessivement.

     

     

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    Tu peux prendre mon corps quand tu le souhaites et tu le sais. Je n'ai jamais aimé qu'on me voit nue, qu'on me regarde, qu'on me remarque. Je suis pudique et j'aime l'intimité plus que tout, l'intimité d'un lieu, d'un moment, d'un ressenti. L'intimité avec toi est quelque chose de beau et de rare, magnifiée par nos silences et nos murmures, par le frisson des draps froissés et des oreillers écrasés. Ne fais pas de bruit, je t'en prie. Ne dis pas que nous sommes ici, ne dis rien à personne. Fais comme si nous étions seules au monde. Prends-moi en silence et fais-moi l'amour en caresses et en non-dits.

    Ne dis plus un mot, chut, tais-toi. Déshabille-moi vite, colle ton corps contre le mien, voilà derrière, comme ça, c'est bien. Prends mes seins à pleines mains et couvre-les de baisers. Prends mon sexe, sans même prendre le temps de me dévêtir entièrement. Prends et jouis de ce qui est à toi, de ce que je t'offre malgré ma peur que quelqu'un arrive et nous surprenne. Une peur étrange, teintée d'excitation. Fais vite, ne traîne pas, ne badine pas, va à l'essentiel, je t'en supplie. Aujourd'hui, notre chambre n'a plus de murs, elle est dans la nature, aux yeux de quiconque passera par ici. Il y a toujours l'intimité de nos corps, de nos cris refoulés, de nos regards emplis de tendresse et d'amour, de nos gestes empressés et maladroits parfois. Il y a toi et moi, allongées dans les herbes foulées de mille pas, seules au monde dans notre cocon d'abandon. 

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  • Et si je ne t'attendais pas ? Et si je commençais sans toi ? Et si tu guidais ma main ? Me permettrais-tu ? Toutes mes larmes d'extase seront pour toi, à l'instant où l'éclair traversera mon corps et mon âme pour venir rejoindre tes pensées, à l'instant où ce fulgurant coup porté à mon être entier se posera au creux de ton épaule, en une étreinte tendre et sereine, où j'aurai besoin de tes bras pour me rassurer, me rechauffer et retrouver un peu de calme dans mon coeur bouleversé. Je t'embrasse comme je t'aime.

     

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    Il a fait si chaud encore aujourd'hui, si chaud auprès de ton corps. Je ne sais plus si ce sont des gouttes de sueur ou bien des larmes qui s'entremêlent et s'entrechoquent sur ta poitrine fluette. Je ne sais pas si tu pleures, je ne sais pas l'émotion, celle qui nous unit en cet instant et passe de ton regard au mien, comme un fragment de seconde qu'on a scellé pour l'éternité, gravé dans la pierre au couteau de nos hanches, aux arêtes de nos doigts emmêlés et aux courbes de nos fesses fraîches et galbées.

    Je ne sais quelle émotion te traverse au moment où je maintiens et immobilise tes poignets. Tout ton corps se fige, même tes pupilles, je n'entends plus que ton coeur qui cogne dans ta poitrine, dans l'attente d'un geste, d'un mot, d'un murmure, d'un ordre peut-être... ta chair tremble tout à coup, ta gorge est nouée, angoisse et désir. Tu tentes de rapprocher ton corps du mien, de toucher mes seins avec les tiens, de caresser mon sexe avec ta cuisse, d'embraser mon visage de doux baisers. En vain... d'une main, je te maintiens à distance, pour laisser le désir emporter tous tes sens, jusqu'a ce que tu n'en puisses plus, jusqu'a ce que tu sois fatiguée de gigoter ainsi, te contorsionnant là, face à moi, nue comme un ver, magnifique, désirable à souhaits, belle comme le jour qui se lève sur la rivière.

    C'est moi qui décide mais je cède la première... tu t'en doutais... Je suis déçue et désolée. Je suis si demandeuse de toi, de ton amour, de tout ton être contre moi. Le moindre centimètre entre nous est un manque si cruel. Je libère tes mains d'un seul geste et me jette dans tes bras qui m'accueillent ardemment d'une étreinte fulgurante. Mon sexe trempé trouve ta main immédiatement à son entrée, elle le cueille et le prend tout entier, une main devant, une main derrière, tout t'appartenir, tout est à toi, jusqu'à l'émoi, jusqu'a l'effroi, cette peur viscérale de te perdre, de ne plus pouvoir t'offrir mon âme. Que ressens-tu lorsque je suis à toi et que mon corps entier te réclame ? Que voudrais-tu de lui ? Qu'attends-tu de moi en échange ?

     

     

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  • Le manque de tendresse

     

    La tendresse, c'est tout ce qui manque cruellement lorsque l'on n'a plus rien ni personne. Ce sont les échanges, un petit bonjour le matin un bonsoir le soir, un signe de la main avant de partir, un baiser en revenant, une étreinte plus pu moins forte et des bras qui serrent autour du cou, une main sur une épaule pour consoler, une larme qu'on essuie d'un doigt et d'un doux sourire, des amis qui entrent, d'autres qui sortent, la porte toujours ouverte sur de nouveaux horizons, de nouvelles discussions.

    La tendresse c'est le contraire de la solitude, c'est l'amitié et l'amour mêlés, c'est les réponses aux questions, l'accompagnement, la douceur sur la peau et sur le coeur, comme un baume qui guérit de tout, qui panse chaque petite plaie et la recouvre d'un voile d'attention, c'est la pommade sur la cicatrice qui dit voilà tu peux souffler, je suis là et je vais prendre soin de toi, je vais t'aider à bien aller, je vais t'aimer sans m'en aller, je te le promets.

    La tendresse, c'est tout ce qu'on a perdu et ce à quoi on tient le plus. C'est quelqu'un qui appelle juste pour un rien, pour dire merci, pour dire j'arrive, pour dire tu viens, c'est une voix qu'on attend avec impatience, un visage qu'on espère tant revoir, c'est une main qui s'empare tendrement d'une autre' un bras qui soutient et maintient, fort et debout, tout contre, avec assurance et empathie.

    La tendresse, c'est cet élan du corps qui court sans se retourner, c'est une attention quotidienne, une solidarité, une douce pensée, écrite et semée au vent de l'espoir, c'est une lettre qui arrive avec des mots ronds et délicieux, une carte postale de bonheur qui illumine un matin tout chagrin, un enfant qui sourit, un chien qui gémit en dormant.

    La tendresse, c'est la chaleur et la joie, un plaid qui couvre les jambes, un livre qu'on referme avant de dormir, un drap qu'on remonte sur le menton, c'est l'assiette qu'on partage, le cadeau qu'on ouvre, les ailes qu'on deploit, c'est une présence rare parmi l'absence, une offrande sacrée et sucrée comme un bonbon de miel qui nous laisse sur la langue le goût de l'enfance et de l'insouciance, un sentiment de sécurité et d'éternité.
    La tendresse, c'est un baiser sur les paupières d'une solitude et l'envie de les maintenir ouvertes malgré le désir de finitude.

     

     

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    Combien de temps crois-tu que je pourrais t’attendre ainsi ? Une éternité et un jour. J’attendrai aussi sagement que tu me le demanderas, assise là, seule, les yeux bandés, avec pour seule compagnie ce silence qui m’entoure et m'oppresse. J'attendrai que tu me demandes d'ouvrir les yeux ou de les garder fermés, que tu me demandes d’ouvrir les jambes ou de les maintenir serrées. Tu es si belle lorsque tu viens me chercher, me délivrer, le regard baissé, presque de honte et de remord de m'avoir laissée seule, loin de toi, aussi longtemps. Tu sais que je déteste, tu sais que j’ai peur, que j'ai froid, que tu me manques. J’attendrai que tu viennes déposer un baiser sur ma nuque, sentir le souffle de tes lèvres dans mon cou. J’attendrai que tu viennes me prendre, me surprendre, me posséder, m'enlacer. J'attendrai tes mains sur mes épaules, le sursaut de mon corps à cet instant magique ou ta caresse réveillera mes sens en émoi. J'attendrai que tu tournes autour de moi, que d'un doigt tu relèves mon menton et offres à mon visage ton indescriptible douceur. J'attendrai mille ans, mille morts, mille jours de peine et de chaos dans le coeur, juste pour une caresse de toi, juste pour un baiser, juste pour le bonheur et la fierté de t'appartenir.

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    Dès que tu approches, il y a cette effusion de frissons sur ma peau. Je ne respire même plus. Souffle coupé, gorge nouée. Tu tournes autour de moi, nue, gracile, belle comme le jour, un jour unique où je n’existe que pour toi. Je suis nue déjà aussi, je t'attends de tout mon soul, de tout mon être frémissant et amoureux. Tu tends la main, tes petits seins se dressent â l’instant où ils entrent en contact avec ma peau. Je les sens durs et chaud sur mon échine courbée pour te recevoir. Ton corps est comme un rempart, une carapace protectrice qui recouvre le mien.

    Frissons sur ma peau

    Puis tu te redresses derrière moi. Je sens la caresse de tes cheveux qui laissent sur ma peau des milliers de frissons étoilés, ma peau qui se soulève par endroit et qui ondule de désir sous tes doigts. Tes mains parcourent mon dos, langoureusement, frénétiquement. Elles empoignent soudain mes fesses, d’un geste presque brusque et qui fait perler le désir à l’entrée de mon sexe qui te réclame si fort.

    Frissons sur ma peau

    C’est ma croupe toute entière qui ondule maintenant et se contorsionne espérant plus. Je désespère. Tu te retiens. Pas longtemps, heureusement. Tes seins s’écrasent contre moi, trempés de sueur. Tes cheveux en désordre cachent l’agitation, la furie de ton regard. Je sens ton souffle qui s’accélère, j’entends ton cœur qui bat, qui palpite à l’unisson de nos sexes. Tu me prends là, d’un seul coup, presque ta main entière qui me pénètre par derrière. Tu n’y tiens plus, ta langue se fourvoie et passe d’un orifice à l’autre. Oh mon Dieu comme tu attendais ce moment où je t’offrirais cela, rien qu’à toi. La possession. L’effusion. La jouissance simultanée, toujours, de nos âmes en parfaite cohésion.

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    J'ai su que j'allais t'aimer à la première seconde où je t'ai vue, que j'allais t'aimer et souffrir. Il a suffi d'un regard, d'un sourire, d'un mot, d'une caresse, pour que je sois sous ta coupe, comme envoûtée, possédée. Tu as ensorcelé mon âme pour que j'appartienne à jamais, toi qui étais pourtant fidèle esclave avant notre rencontre. Comment peut-on aimer à ce point et ne jamais savoir se relever d'une telle chute ? Comment me libérer de ton joug, de ta morsure sur ma peau, alors que le seul espoir qui me fait vivre, me tient debout et éveillée, est de revoir ton beau visage penché au-dessus de moi, d'entendre à nouveau le murmure de ta voix à mon oreille, de sentir la chaleur de ton corps envelopper le mien de désir, de plaisirs ?

    Et puis, il y a cette photo, la première photo de nous deux, prise par un ami à toi. Nous sommes habillées en noir, sur un fond pourpre. Tu n'es pas tout à fait libérée de ta condition de soumise. Tu portes un collier à grosses mailles, différent de celui que tu portais pourtant lors de notre toute première rencontre, différent mais malgré tout signe d'une appartenance à quelqu'un d'autre. Ton regard... Ton regard sur moi et ton sourire qui en disent tant... Moi je te regarde comme si tu étais la prunelle de mes yeux, mon si bel amour secret. Je te regarde avec tant d'amour, d'admiration, de respect, de désir. Je te regarde et tout mon être, à cet instant, hurle en silence "Aime-moi pour la vie je t'en supplie, aime-moi et protège-moi !"

    Toi tu as déjà, je trouve, et c'est ce qui fait d'ailleurs que j'adore cette photo qui ne me quitte jamais, cette attitude possessive, cette envie d'asservir, de protéger, de soumettre, qui m'a fascinée et comblée. Tout ton être à toi hurle que tu voudrais que ton corps entier recouvre mon corps de mille volutes teintées d'amour... Je donnerais ma vie pour refaire cette photo aujourd'hui, toi et moi... Je t'embrasse comme je t'aime... 

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  • En souvenir de nous

     

     

    En souvenir de toi
    Je caresse les murs
    Qui ont vu ton émoi
    Et tomber mon armure

    En souvenir de nous
    Je murmure à l'été
    Comme ce fut bon et doux
    D'être à toi pour t'aimer

    En souvenir de toi
    J'ai des perles de larmes
    Accrochées à ma voix
    Cachées contre mon âme

    En souvenir de tout
    Je t'aime à en mourir
    Comme nos jours furent doux
    Et nos nuit de plaisir.

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