
« Deux femmes enlacées, image mélancolique et touchante de deux faiblesses, peut-être réfugiées au bras l’une de l’autre pour y dormir, y pleurer et goûter l’amer bonheur de se sentir pareilles, infinies, oubliées… »
Colette ![]()
Publié par Je, tu,... elles à 19:53:32 dans ♀♀ Poésie saphique et libertine | Commentaires (4) | Permaliens


Assise sur un nuage
Je miroite en ton âme
Mes yeux noyés d’orages
Dans tes cheveux de femme
Rêveraient de faire naufrage
Pour souffler sur tes drames
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Assise sur un songe
Je convoite tes charmes
Et mon regard s'inonde
A caresser tes larmes
Sur ton cœur vagabond
Que leur sillon désarme
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Assise sur tes paupières
J'écoute tes silences
Quand sur tes yeux le vert
Ressemble à l'espérance
Où je pourrais me perdre
Jusqu'à l'indécence
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Assise près de ton cœur
De mes lèvres les mots
Se voudraient enjôleurs
Pour s'écrire sur ta peau
A l'encre de toujours
Sur des rimes d'amour
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Assise là dans le noir
Mes cils de papillon
Te murmurent de t'asseoir
Près de mon horizon
Qu'un de tes baisers pare
De mille étoiles passion
Publié par Je, tu,... elles à 21:36:08 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (0) | Permaliens


Mon Amour,
Ainsi s’est refermée notre histoire, sur tes sourires et le temps d’une absence de deux ans et demi. J’entends encore tes doigts sur le piano de ma peau et nos accords au rythme de nos lèvres. Je t’ai cherchée partout, même ailleurs. Je t’ai trouvée. Où que je sois, je m’endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avons inventé des promesses. Ensemble, nous étions nos deux mains, nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s’écrivent à l’encre du cœur. J’ai vécu là où les souvenirs se forment à deux, à l’abri des regards, dans le secret d’une seule confidence, où tu règnes encore. Tu m’as donné ce que je ne soupçonnais pas, un temps où chaque seconde de toi comptera dans ma vie, bien plus que toute autre seconde. J’étais de partout à la fois et pourtant de nulle part, tu m’as inventé un monde où je me sentais enfin chez moi. Te souviendras-tu un jour ? Je t’ai aimée comme je n’imaginais pas que cela serait possible. Tu es entrée dans ma vie comme on entre en été. Je ne ressens ni colère, ni regret. Les moments que tu m’as donnés portent un nom : émerveillement. Ils le portent encore. Ils sont faits de ton éternité. Même sans toi, je ne serai plus jamais seule, puisque tu existes quelque part.
Je t’aime ![]()
Publié par Je, tu,... elles à 21:09:19 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (7) | Permaliens


Si tu viens, je prendrai tes lèvres dès la porte,
Nous irons sans parler dans l'ombre et les coussins,
Je t'y ferai tomber, longue comme une morte,
Et, passionnément, je chercherai tes seins.
A travers ton bouquet de corsage, ma bouche
Prendra leur pointe nue et rose entre deux fleurs,
Et t'écoutant gémir du baiser qui les touche,
Je te désirerai, jusqu'aux pleurs, jusqu'aux pleurs !
- Or, les lèvres au sein, je veux que ma main droite
Fasse vibrer ton corps - instrument sans défaut -
Que tout l'art de l'Amour inspiré de Sapho
Exalte cette chair sensible intime et moite.
Mais quand le difficile et terrible plaisir
Te cambrera, livrée, éperdument ouverte,
Puissé-je retenir l'élan fou du désir
Qui crispera mes doigts contre ton col inerte !
Lucie Delarue ![]()
Publié par Je, tu,... elles à 22:15:09 dans ♀♀ Poésie saphique et libertine | Commentaires (7) | Permaliens


Corps à corps...Nos désirs brûlent, nos bouches s'offrent,
Mais nous ne voulons pas sentir toute la joie.
Seins contre seins à travers les étoffes,
Viens! Gardons entre nous ces laines de soies.
Tes yeux fuient mon regard; ta tête se dérobe;
Nos mains rôdent le long des robes.
Respirons de tout près l'âme de ce baiser
Que nous ne voulons pas, ce soir, réaliser.
Sens-tu comme nos genoux tremblent ?
Ah! ce désir des hanches amoureuses !
Ah! céder!... Défaillir ensemble!...Mourir!...Prendre!...
-Cherchons nos doigts; tâchons d'unir nos paumes creuses.
Des profondeurs en nous grandissent, inconnues:
Etreignons-nous au moins de toutes nos mains nues.
Ma bouche sent déjà la forme de ta bouche:
Mais nous reculerons avant qu'elles se touchent,
Pour que nos sens cabrés souffrent l'ardente joie
De s'être en sanglotant, arrachés de leur proie !
Lucie Delarue ![]()
Publié par Je, tu,... elles à 20:10:22 dans ♀♀ Poésie saphique et libertine | Commentaires (2) | Permaliens
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