•  

    Une histoire que tu avais écrite pour moi, une histoire de nous deux, des sentiments qui nous habitaient... Une histoire que tu n'auras pas eu le temps de terminer mais que je mets ici malgré tout, parce que je l'adore... A son propos et à propos de notre relation, tu disais "J'aime ce mélange de force et de fragilité et l'équilibre du rapport de force sans doute. J'aime ce qu'il amène en fait, l'immense douceur a la fin... puis le feu".
    Merci pour ça... Je t'aime.


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    - 1 -

    Depuis longtemps elle refusait que je vienne la voir à son bureau... Elle craignait mon manque de retenue, mes envies soudaines de défi, mon goût pour les situations extrêmes et pimentées. Mais, ce jour-là, justement, je n'avais pas envie d'écouter cela. Trop d'envies en moi. Et puis, je ressentais ce refus comme une injustice... Je décidai donc de passer outre, et de lui faire la surprise d'une visite... Après tout, j'avais envie de la voir... oui, de la voir...
    J'arrivai en face de la porte de son bureau, marquai un temps d'arrêt, puis entrai, sans même frapper.

    Dès mon entrée, je lus dans son regard brillant toute l'ambiguïté de ses sentiments, un certain mélange de crainte, de détresse, de joie, et d'envie profonde et irrésistible. Quel beau regard que ce regard-là, ce regard perdu, mais si plein de désir... Je sentis, à le voir, la fièvre monter en moi...

    Je laissai alors la porte légèrement entrebâillée et m'adossai au mur, mains dans le dos, la contemplant, émue mais déterminée. J'aimais ainsi lire en elle, ce petit mélange de gène et de plaisir, ce petit air palpitant qui disait « Viens, va-t-en »... Qu'allait-elle dire ? Comment allait-elle réagir ? Elle semblait pétrifiée, mais heureuse...

     

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    - II -

    J'attendais un geste... J'avais envie d'avancer vers elle, de la prendre dans mes bras, de la serrer fort, mais je savais que je n'en ferais rien... Elle semblait ne plus supporter la pression de mon regard. Elle fit semblant d'ignorer ma présence et se remit au travail, le nez dans ses papiers...
    - Bonjour ma chérie, dis-je d'un air pervers et entendu... tu ne dis rien... je m'en vais si tu veux...

    Elle ne répondit rien...
    Sans un regard, elle demeura dans ses papiers. Pourtant, des tremblements à peine perceptibles témoignaient qu'elle était en proie à de violentes émotions. Je savais les percevoir, tout comme je vis le rouge qui envahissait ses joues... Mon désir d'elle s'en trouva exacerbé, et j'eus envie de jouer de la situation. J'attendis, l'observant avec calme, patiemment. Elle était animée de petits gestes nerveux et fuyants, comme si elle était de plus en plus tiraillée entre panique et désir... Qu'il était bon de sentir cela monter en elle... Moi-même, me sentais partagée entre mon ardent désir d'elle, et mon envie de juste la serrer contre moi... Mais je restai là, à l'observer, attentive au moindre tressaillement. Je savais qu'elle ne tarderait plus à s'exprimer, sous la lourde pression de mon regard silencieux...

    - Je t'avais dit que je ne voulais pas que tu viennes ici... Je ne suis pas tranquille, au moins ferme la porte... dit-elle enfin d'une voix tremblante et mal assurée...
    Je m'amusais de la situation. Fermer la porte... Je souris de ce « va-t-en, mais reste là ». J'avais envie de pousser plus loin encore ce petit jeu qui provoquait en moi tant d'émoi... et en elle aussi, je le sentais...
    - Tu ne dis pas ce que tu penses, ma Chérie, je le sais... Je suis même sûre que tu mouilles... répondis-je alors d'un air hautain...

     

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    - III -

    Elle leva alors vers moi un regard magnifique, de détresse, et presque de larmes, mais si emprunt de désir refoulé, que j'en restai un moment bouleversée. Tout confirmait dans ce regard que je ne me trompais pas...
    Elle était si belle ainsi et... comme je l'aimais. Je la sentais si fragile ainsi, que j'hésitai à poursuivre ma provocation plus avant... Pourtant, à nouveau, elle repartit dans son travail... Qui donc jouait avec le désir de l'autre ?

    Je me repoussai du mur, croisai les bras et m'approchai du bureau où elle semblait maintenant parfaitement m'ignorer. Elle semblait même si absorbée par son travail que je sentis une sorte d'agacement me gagner... Le rapport de force s'inversait, or, je voulais rester maîtresse du jeu...
    - Je vois, dis-je, tu préfères tes chers papiers à ta chère et tendre...
    Elle ne leva même pas la tête et dit :
    - Pas ici, je te l'ai dit...
    - Pas ici ? Mais moi j'aime te voir où je veux et quand je veux, ici comme ailleurs, dis-je encore d'une voix que j'aurais voulu plus dure...
    - Certes, mais pas ici... répondit-elle sans faillir...
    Sans doute se prenait-elle au jeu... Elle reprenait le dessus.
    Je sentis même son envie de me pousser à bout... Car elle savait que je pouvais avoir du mal à gérer mes émotions... Allait-elle me prendre à mon propre jeu?

     

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    - IV -

    D'un coup d'un seul, et sous le coup d'une émotion vive, mélange d'énervement, de colère, d'angoisse, de désir et de jeu, je déblayai tout son bureau.
    - Voila ce que j'en fais de tes papiers, moi !
    - Non... t'as pas le droit de faire ça... j'en ai pour des heures à tout retrier, tout ranger, moi !
    Elle se leva de son bureau, affolée, et jeta un regard vers la porte entrebâillée mais ne fit pas un geste pour aller la fermer... Elle regarda ses papiers... puis la porte... N'importe qui pouvait entrer et voir le massacre... Elle s'accroupit et commença à les rassembler...
    - C'est malin ! T'es folle ! Regarde-moi ça ! Et si quelqu'un entrait ?

    Elle se releva et se planta devant moi avec la rage du défi dans les yeux. Une gifle claqua... sèche, instinctive... J'en restai pétrifiée tant je ne m'y attendais pas... La chaleur cuisait ma joue... Je l'avais cherché certes, pourtant, une grande déception m'envahit. Je ne bronchai pas, mais mon regard se fit dur et... triste... Elle se rendit compte alors de son geste et lut la déception dans mon regard. Une déception vraie, une tristesse aussi, qui étaient là, derrière le masque de ma force et de mon apparente dureté... Elle en fut paniquée et tomba à genoux...
    - Pardonne-moi, je ne voulais pas...
    Son geste m'émut profondément, malgré mon chagrin et ma colère... Pourtant...
    - Tes papiers... il n'y a donc que cela qui compte pour toi... dis-je d'une voix lourde de tristesse.
    - Mais non, mais...
    Sa voix s'étrangla...

     

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    - V -

    Je sentis qu'elle faiblissait, qu'elle rendait les armes, comme affolée - ou sans doute regrettait-elle les mots qu'elle venait de dire -, que sa colère s'envolait... La panique, l'envie, l'excitation de la situation la remplaçaient. Et puis, la voir là, à genoux à mes pieds, m'offrait d‘étranges sensations et comme un sentiment nouveau, celui d'une force protectrice qui montait en moi, venue de je ne sais où. Je me surprenais à découvrir que je vivais intensément ce rapport de force amoureux, un peu pervers, qui s'installait entre nous...
    - Puisque c'est ainsi, tu as gagné, je te laisse à tes chers papiers... je te laisse salut...

    Mon ton était sec. Je tournai les talons et me rapprochai de la porte. Elle aussi semblait aimer ce rapport de pouvoir si étrange et si fort émotionnellement. Elle n'avait plus qu'une envie : m'empêcher de partir. Elle se rua vers la porte et s'y adossa, me barrant le passage et la claquant d'un coup, sans se soucier du bruit que cela provoqua. Elle cria :
    - Reste !!! S'il te plait
    - Trop tard, tu as du travail...

    Je la pris fermement par le bras, voulant l'écarter de la porte... Mais Elle ne cédait pas... Pourtant, sous ma poigne, elle se retrouva à genoux... à mes pieds, pour la deuxième fois... Son bras semblait moins raide dans ma main, elle s'abandonnait... je le lâchai... Elle leva alors la tête, me jeta un regard presque implorant ... et fondit en larmes...
    - Non, je t'en prie, ne pars pas, je m'en fiche des papiers... C'est toi que je veux...

     

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    - VI -

    Très émue, je flageolais... Elle était la proie d'émotions si violentes que son corps commençait à trembler... Tout ça était nouveau et inconnu pour nous... Tout cet amour-là entre nous, qui s'exprimait si étrangement et pourtant, qui s'exprimait. N'y tenant plus, je lui caressai les cheveux d'un geste d'une infinie tendresse... puis ses joues... mouillées de larmes... Elle était agitée de sanglots... Je pris sa tête entre mes mains, essuyai ses larmes... je s'accroupis, face à elle et posai mon front contre le sien, ma voix se fit douce, douce et tendre...
    - Chut, ne pleure pas, ne pleure plus ma Chérie... c'est fini... je t'aime... c'est fini... je reste là, je t'aime, je t'aime...

    Mes larmes non plus n'étaient pas loin... Je serrai sa tête fort dans mon cou et la laissai se vider de ses larmes un moment... Le bureau, les papiers, les gens, le travail, plus rien n'existait que ce moment, ce moment intense qui nous laisseraient exsangues tant il était intense... Combien de temps cela dura-t-il ? Qui aurait pu le dire... Mais les sanglots, peu à peu, se calmèrent... Alors je desserrai mon étreinte et glissai mes lèvres sur les siennes avec force, avec une telle force qu'elle me répondit avec la même force, enserrant ma nuque à son tour... La chaleur, à présent, montait entre nous... en nous aussi, et le désir ardent... Doucement, nous nous se relevâmes... Sans cesser de nous embrasser...

     

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    - VII -

    Je percevais la force de son désir, et la force du mien... Et, déjà, je sentis sa main se glisser sous mon chemisier dont les premiers boutons n'étaient pas mis... Déjà, elle le faisait glisser sur mes épaules, découvrant ma poitrine nue. Déjà, j'étais demi-nue, là, dans ce bureau, entre ses mains, folle de désir. Et puis elle savait que j'étais venue là, juste pour elle... Sous ses doigts, elle sentait mon corps trembler, la fièvre m'envahissait... J'étais comme à bout de force, à la merci de son désir... Ses mains voulaient mon corps, elles le voulaient là, tout de suite, dans l'instant... Un désir pulsionnel ardent et irrépressible s'empara alors de moi...

    Je m'emparai alors de son T-shirt et le lui retirai sans ménagement, un peu à la sauvage, comme elle aimait... Je dégrafai son soutien-gorge et toutes deux nous retrouvâmes demi-nues... Surgit alors en moi l'ivresse d'un parfum, l'ivresse de ses formes que j'aimais tant sous mes doigts... Ces formes, j'en voulais plus encore. Je les voulais toutes sous mes doigts, sous mes yeux aussi, que la folie prenait. Ce parfum m'emportait... Je plongeai ma tête dans son cou, à la recherche de toujours plus d'ivresse, tandis que mes mains épousaient ses formes... La douceur de sa peau... de sa peau... Les mains sur ses seins, sur ses hanches, me transportaient... Je voulais crier... crier mon amour, mon plaisir, mon désir.

    Alors, comme un bâillon, je mordillai son cou... En moi, tout bouillonnait, c'était le tumulte, le feu, la passion... Mes mains, maintenant, rencontraient son pantalon... J'eus voulu le lui arracher... En même temps, je sentis son corps se serrer plus contre moi... Elle avait tressailli. Des pas dans le couloir...

     

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    - VIII -

    Je n'en avais cure, j'étais si loin... Et puis je savais, au fond de moi, que personne n'entrerait. Pourtant elle fit mine de se rhabiller... Alors, je saisis ses poignets, les ramenai derrière son dos et me mis à l'embrasser plus fort encore. Elle ne pouvait protester... Elle ne résista pas longtemps et, à nouveau, se détendait, tandis que les pas s'éloignaient. Alors, ne lâchant pas ses poignets, je les ramenai le long de son corps et, la prenant dans mes bras, je la serrai fort fort... l'entrainant dans ma folie... Elle se laissa aller... et toutes deux glissâmes à terre, sur le sol du bureau... dans une folle étreinte...

    Puis elle eut un geste qui acheva de m'emporter, elle avait saisi mes poignets, et me plaqua les bras contre la moquette, puis s'empara de ma bouche dans un baiser... Un baiser dont la force et la sensualité emportèrent mes dernières forces... J'aimais sentir sa force ainsi, comme elle avait aimé sentir la mienne sur elle... j'aimais me sentir ainsi prisonnière comme elle avait aimé se sentir à ma merci. Le mélange était divin et semblait totalement partagé, fusionnel...
    - Comme je l'aime pensai-je...

    Tant d'amour m'envahissait soudain, que mes larmes allaient sortir à présent, je le sentais... des larmes d'un merci venu du plus profond de moi, des larmes qui devaient sortir toute ma reconnaissance malgré toute ma pudeur de sentiment, des larmes qui voulaient exprimer la force de ce que je ressentais...

     

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    - IX -

    Dans cette folie d'émotions et de feu, je me rendis soudain compte que j'étais nue... entièrement nue entre ses mains... Je m'étais « absentée » un moment, dans mon ivresse... Mais là, maintenant, je sentais bien ce doigt qui voulait... ce doigt qui voulait plus encore, ce doigt qui caressait mon petit bouton et me rendait folle... et tordait tout mon corps... J'aurais voulu crier encore mais elle me glissa un « chuuuut » si rassurant à l'oreille... j'aimais sa voix, je l'aimais plus encore lorsqu'elle me disait ce « chut. »
    - Chut, continuait-elle doucement

    Je ne savais plus où j'étais, ni même quand... Je sentais juste son corps contre le mien, son doigt en moi maintenant... et ce qui allait exploser en moi... ce qui allait exploser. Elle devait le sentir aussi car elle posa doucement sa main sur ma bouche et glissa un nouveau « chuut »... Il était temps... Tout surgit en même temps, un cri étouffé, des étincelles du fond de mes yeux et, surtout, la magie d'un violent plaisir, sous ses doigts de fée...

    Soudain, je sentis un intense besoin de tendresse et de réconfort... Je me serrai fort contre son corps qui connaissait l'importance de ce moment pour moi. Elle me prit dans ses bras, blottie... Et là je laissai exploser mes larmes... Les mains dans mes cheveux, caressantes, elle me laissait m'apaiser en me parlant tendrement... Elle connaissait cet état émotionnel intense dans lequel je pouvais me retrouver après la jouissance... Elle connaissait ce vertige qui s'emparait alors de moi... et qui mettait de longues minutes à me rendre à elle... Enfin je parvins à balbutier...
    - Merci ma Chérie, je t'aime...
    Et je sentis ses larmes rouler sur mes joues...


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    Heureuse et comblée de ta réponse, je reviens vers toi avec mon ami. A nouveau, je le pose sur ton ventre. Je t'embrasse "Il n'est là que pour toi. Je sais que tu as des préjugés contre lui mais lui ne le sait pas. Fais comme lui, oublie-les, fais comme si tu ne savais pas et laisse le faire. C'est moi qui le contrôle. J'aimerais t'offrir cela mais, je t'en prie, tu sais que d'un simple mot ou d'un simple geste il s'en ira sans t'en vouloir, sans se vexer, sans me blesser. Tu as confiance en moi? Tu veux qu'il commence"

    Merci mon amour... Je prends mon ami et le promène sur ton corps. Son contact est doux et chaud et même tendre. Doucement, je le descends jusqu'à ton sexe, le promène sur lui, sur tes lèvres. Tes cuisses s'ouvrent plus largement. Je me décide et le voici qui se réveille. D'un coup. Un bruit léger l'accompagne...


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    Je me réveille. Tu étais réveillée déjà. Je vois tes yeux dans mes yeux, tu me souris. Je suis touchée, émue. Mais je n'ai pas envie que le jeu s'arrête alors je te dis, d'un air mi-sévère mi-tendre "Mon Amour... Tu as bougé. Tu as enlevé ton écharpe... Je n'en n'ai pas fini avec toi, moi... Tu ne veux plus?"

    Attendrie, je te remets ton écharpe et t'embrasse encore une fois. "Mon Amour, ne bouge plus maintenant, tu es à moi encore, s'il te plait. J'ai tellement envie de t'attacher mais je te laisse un moment. Quand je reviendrai, tu me diras ce oui ou ce non que je t'ai demandé. Mais, s'il te plait, ne bouge pas, reste à moi... A moi, mon Amour."

    Heureusement, tu ne peux voir mes larmes de profonde émotion que me donne ta docilité, ton consentement. Je me lève et te laisse à tes réflexions.

    Du temps a passé. Tu t'es endormie à nouveau. Je te contemple un moment, si belle, si détendue, si épanouie. Je pose ma main sur ton ventre. Je te caresse doucement. Tu t'éveilles. Je te laisse refaire surface puis retire l'écharpe. Tu me souris. Je t'embrasse. "Chut, mon Amour, je suis juste venue chercher ta réponse"...

    A suivre...


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    Mon esprit se perd. Je me rapproche d'elle à nouveau. Je m'assois près d'elle au bord du lit et pose ma main sur son ventre... Mais ce que je ressens en moi c'est autre chose. Une envie plus sauvage et presque brutale de la posséder. Et d'un coup tout chavire. Je saisis ses poignets et la plaque sans ménagement sur les draps et prends sa bouche dans un baiser fou de toutes mes lèvres, de toute ma langue. Son corps se tord, semble résister sans se défendre, puis s'abandonner totalement. J'en veux plus encore.

    Je veux sentir nos corps emportés par la folie de nos pulsions. Je lâche ses poignets mais pas sa bouche. Ma main glisse le long de son corps et mes doigts la pénètrent sans ménagement dans son intimité. Son corps se cabre, ses cuisses s'ouvrent, tout son corps en réclame encore et encore et le mien en veut toujours plus encore. Je suis brûlante de mon désir. Mon regard se trouble. Je sens les sursauts de son corps en véritables convulsions.

    Enfin, dans une ultime convulsion, ton corps vient d'exploser, nous laissant toutes deux comme ailleurs, ivres et inconscientes, épuisées et exsangues. Nos yeux se ferment, nos corps s'endorment...

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    Cet ami est entre mes mains, il s'imprègne de ma chaleur. Tu n'aimes pas le contact du froid. Il le sait. Doucement, je le pose sur ton ventre. Corps à corps, il est doux et chaud. Tu fais un geste pour le saisir de tes mains. Je les retiens et les embrasse.

    Au fond de moi j'ai peur... Peur que tu le repousses, que tu le rejettes, que tu aies peur de lui, juste comme ça, sans lui laisser sa chance... Tu trembles, je t'embrasse, te caresse. Peur? Nervosité? Mélange d'excitation et de crainte? Je te glisse doucement à l'oreille "Chut mon amour, ton corps et ton âme sont à moi mais jamais je ne voudrais faire de mal ni à l'un ni à l'autre. Je t'aime, je ne veux rien pour moi mais, juste pour toi, le plaisir et le jeu du plaisir... Alors, tu vois, je voulais juste te le présenter...

    Il s'en va maintenant... Moi, je voudrais juste savoir si tu as envie qu'il revienne et de faire un peu plus sa connaissance. Si tu dis oui, il reviendra, si tu dis non, plus jamais tu n'entendras parler de lui. Il ne se vexera pas et moi non plus, mon amour. Je t'aime. Je te laisse un moment, ne bouge pas. Tu me diras, à mon retour. Oh mon amour, si tu savais comme j'aime t'avoir ainsi à moi... Quoi que tu décides, mon amour, il ne reviendra que si tu en as envie vraiment".
    Enfin, avant de te laisser, j'ajoute "Ne pense qu'à toi, mon amour, pas à moi. Je veux juste t'inonder d'un plaisir que tu ne connais pas mais, si tu ne veux pas de celui-là, je n'aurais ni mal ni manque. Je t'aime".

    Sur ces derniers mots, je la laisse. Elle a souri. Elle ne tremble plus. J'ai envie d'elle. Elle est si belle. Je voudrais la prendre, là, tout de suite. Sa nudité me pénètre toujours et se répand en une fièvre perverse dans mon corps et dans ma tête. Je l'aime et c'est encore avec tout mon corps que je voudrais le lui dire. Ma fièvre tout contre sa fièvre, mon désir exacerbant le sien... Je voudrais ne pas céder mais... Son corps immobile dans la blancheur si désirable et si en désir. Ma tête tourne. Mon esprit bascule...

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