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    Comme j'étais bien timide la première fois ! Lorsque tu m'as ouvert la porte et que je t'ai vue au premier rendez-vous, auquel je suis venue curieuse et très émue de te connaitre enfin, mon coeur a bondi dans ma poitrine et la suffocation m'a pris tous mes mots, tous mes silences. Je suis restée là, je ne sais plus combien de temps, bouche bée, à te trouver tellement belle, magnifique, ton regard un peu fuyant de pudeur caché derrière une longue mèche de cheveux noirs. Il ne faisait pas très chaud, tu m'as invitée à entrer, il faisait bon à l'intérieur et une tasse de chocolat chaud m'attendait. Nous ne savions pas trop quoi nous dire. Je savais ce qui allait se passer à la minute où je t'ai rencontrée. Je savais que j'allais tomber amoureuse de toi, que ce ne serait pas juste une rencontre d'un soir, d'une seule fois. Tu semblais maladroite et très intimidée toi aussi et pourtant j'ai ressenti en toi cette force qui m'a fait trembler d'émotion, ce besoin de t'occuper de quelqu'un, très tendrement, presque maternellement.

    Lorsque nous nous sommes allongées côte à côte, j'ai tremblé de panique et de désir mêlés. Souffle coupé, bouche sèche, palpitations, frissons, nausée, crise d'angoisse, le vide m'a engloutie et tes bras m'ont sauvée, tes bras et tes mots si doux, murmurés tout contre mon oreille. Ta voix m'a envoûtée, tes caresses m'ont possédée. À cet instant, j'ai compris que tu pourrais faire de moi ce que tu voudrais, toujours, et que tu avais désormais toute ma confiance la plus intime. J'étais gauche, ma première fois avec une femme, et surtout peu active, de nature. Tu m'as guidée, tu as pris soin de moi, de mon intimité, tu m'as révélée à moi-même. Tu as été très douce et patiente également, malgré tout le desir que je pouvais lire en toi. Nous avons joui tour à tour à maintes reprises cette nuit-là et j'ai adoré plus que tout cette première fois avec une femme, que je redoutais tellement pourtant, avec toi, dont je ne sais plus me passer depuis...

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  • J'aurais aimé m'endormir contre toi, toujours, pour l'éternité. J'aurais aimé mourir dans tes bras, mourir de plaisir, mourir parce que le temps m'aurait rappelée à lui. Mourir avec toi, tout contre, toute pelotonnée, mon visage dans ton cou, tes cheveux caressant mes joues, finir ma vie comme ça, heureuse et sereine, amoureuse, au creux de ton amour pour moi. Mon bel amour, comme tu me manques chaque nuit, comme mon corps réclame le tien, comme ma chair est lasse et triste de ne plus se repaître de rien. Je t'aime à la vie à la mort, comme disent les adolescentes. Avec toi je me sentais toujours en sécurité, protégée de moi-même et des autres. Tu laissais ton sceau sur ma peau et j'avais l'impression que c'était mon armure, mon bouclier pour affronter le monde entier. C'est fou comme la fragilité de ton âme et la force de ton corps m'ont envoûtée à l'infini. Je reste ta prisonnière. Protège-moi je t'en supplie...

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    Il n'y a pas de règles précises entre nous, pas de contrat. Ce n'est pas non plus chacune à notre tour, c'est selon le moment, selon nos envies, nos désirs surtout. Ce n'est pas forcément celle qui porte le collier qui se laisse dominer toujours. Parfois, elle provoque un peu, oh timidement au début, puis elle s'impose finalement, avec force et respect. Elle impose son amour, son sexe, ses jambes longues et fortes. Elle dirige, elle domine, elle commande même et pourrait ordonner, elle pourrait tout. Celle qui ne connaît encore presque rien de ce monde-là s'exécute et s'offre, par amour, toujours, excessivement, passionnément. Elle offre ses seins gonflés de plaisir, ses cuisses largement ouvertes sur un sexe glabre et trempé, son doux visage baigné de larmes.

     

    Elle offre à son amante, sa mante, sa langue peu experte et farouche sur son ventre cambré et lui fait ce cadeau de descendre encore plus bas, de se laisser glisser, guidée d'une main avertie et un peu autoritaire, vers l'antre en émoi. Et sa langue, tendrement, tourne juste autour de son sexe, sans réellement l'atteindre, juste elle le contourne, avec peur et délice, juste elle l'aborde, le titille, le fait se gonfler, prêt à exploser... Elle sait que son amante ne rêve que de cela, mais elle la fait attendre un peu, parce qu'elle aussi elle aime à la dominer, à la soumettre, de temps à autre et qu'elle sourit à sa façon de se contorsionner d'envie non satisfaite,  teintée de déception.

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    Il a fait si chaud encore aujourd'hui, si chaud que le moindre vêtement, aussi léger qu'il soit, est malgré tout de trop. J'aime sentir la chaleur du soleil sur ma peau nue, sa brûlure, jusqu'à la limite du supportable. J'aime sentir les gouttes de sueur se former sous mes cheveux épais et couler tout le long de mon dos, s'insinuer entre mes fesses, pour venir finalement s'écraser sur la serviette éponge sur laquelle je suis allongée. Je n'ai rien entendu d'autre que les piaillements des oiseaux assoiffés, les cloches de l'église au loin, le son du carillon que le vent balance mollement par moments. J'imaginais ton corps athlétique, transpirant, allongé près du mien, nos saveurs mêlées.


    Je n'aime que le goût de ta peau, son odeur, sa saveur, son grain, son teint... celle des autres me laisse froide, sans émotion aucune. La tienne, c'est toujours comme un feu d'artifice, on dirait que mille étincelles l'animent sans cesse et sans répit. Ta peau bronzée couleur soleil, sous laquelle on devine les muscles bien élancés, la force dont tu fais preuve et qui m'inspire respect et protection. J'aime d'ailleurs lorsque ton bras se fait protecteur autour de mon cou, de ma taille, voire même possessif. J'aime ressentir la poigne sur mon bras qui se referme fermement, d'un geste assuré, mesuré. La chaleur me donne envie que tu me fasse l'amour, un amour déchaîné, déraisonné qui finirait forcément dans la douche, où nos peaux, collées l'une à l'autre, presque scellées, ne seraient même pas rafraîchies de ces pulsions dévastatrices.

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    Je me souviens de cette attente, mes yeux cachés derrière un foulard, noué un peu fort sur mon visage. Je frémissais à l'intérieur autant qu'à l'extérieur. Mon coeur battait la chamade. J'étais comme suspendue au temps qui s'écoulait bien trop lentement pour moi, l'impatiente. Je m'attendais à tout, vraiment à tout venant de toi, incontrôlable en ce moment-là.

    Je ne savais rien de tes envies folles et fugaces. Mais j'avais confiance, une confiance absolue en ce que tu allais faire de moi, oser faire, oser prendre, oser jouer, avec mon corps offert et mon âme à l'abandon total. J'étais à ta merci, nue, pas encore écartelée pour cette première fois, mais j'aurais aimé l'être. Je ne savais pas si tu allais m'embrasser tendrement, couvrir mon corps de baisers, de caresses, si tu allais me posséder fougueusement, m'entraîner dans tes délires de plus en plus pervers et, qu'hélas, je commençais à adorer et à réclamer.

    Pas un bruit, seulement les assauts de mon coeur dans ma poitrine. Et puis, subitement, ton souffle chaud sur mon ventre, tes mains brûlantes qui agrippent mes seins, ta langue en moi, tes doigts, tu sais tout ce qui me fait jouir rapidement, pour me délivrer le plus vite possible de l'attente. Mon Dieu comme c'est rapide, tu me touches et j'explose... Je t'aime tellement, tu sais...

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    Je me sens seule ici

    Je me sens à nouveau bien seule ici, sans ta présence à mes côtés, sans tes mots mêlés aux miens. J'ai toujours aimé cet endroit, je m'y sens bien, mais il me fait prendre conscience de la solitude qui m'accompagne à chaque instant depuis que tu es partie. Je n'y reçois pourtant plus ni visites ni commentaires, c'est devenu terriblement... intimiste.
    J'espère, je rêve, je prie, chaque jour, qu'un matin, en ouvrant cette page, il y aura un nouvel article qui ne sera pas écrit par moi. Je rêve que tu passes encore peut-être  par ici, de temps à autre et qu'un beau jour tu y laisseras, en cadeau pour moi, quelques mots, sages, tendres ou enflammés,  il ne tient qu'a toi...
    Tes histoires, réelles, vécues ou inventées, que je relis très souvent, me touchent toujours autant avec la même émotion, intense et pudique. Je revis tous ces moments de pur bonheur, d'extase, d'amour, de vie... Comme tes mots sont violents dans les sentiments qu'ils font naître et dans les images qu'ils nous lancent au visage... ils me manquent tellement. Tu me manques tellement.
    [Au cas où,  le sésame est ton prénom]

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    On pourrait partir loin toutes les deux, en vacances ou en errance, partir pour ne plus revenir. On pourrait rouler sans s'arrêter, avaler l'asphalte pendant des jours, en regardant défiler les mornes paysages. Nous on aurait des rêves plein la tête, des envies plein le coeur. On s'arrêterait pour faire l'amour lorsqu'on aurait trop chaud de nos désirs. Les gens nous jetteraient des regards sombres et glauques, des regards de dédain ou de défi. On s'en ficherait nous, on s'aimerait comme au premier jour et pas seulement la nuit. On se dévorerait dans les herbes folles, dans les champs de coquelicots, sous les portes cochères, entre deux murs de pierres, à l'abri des regards mais pas trop, avec toujours au creux de nos ventres ce besoin d'exposer notre amour, d'exploser au grand jour.

    J'ai envie de ta main sur ma cuisse quand tu conduis, du revers de ta main qui caresse ma joue empourprée de désir pour toi, de ce petit coup d’œil rapide, rien que pour moi, que tu glisses entre deux virages, avec un air malicieux. J'ai envie que tu freines d'un seul coup, qu'on s'enfonce dans les sièges de la voiture, les vitres grandes ouvertes pour apaiser nos ardeurs, que tu arraches  mes vêtements, que tu viennes sur mes genoux, que tout ton être me possède, moi qui suis à toi où tu veux, quand tu veux. Jamais je ne dirai non, jamais je ne dirai stop, tu pourras prendre ce qui est à toi à tout moment, je te supplierai jusqu'à l'extase et mes larmes de plaisir seront mon offrande suprême à ton amour.

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    Tu peux tout, toi. Tu peux tout prendre de moi. Même ce qui est interdit, même ce qui semble tabou, même ce qui me paraît peu aimable, peu désirable.  Je te fais don de tout moi, mais uniquement à toi. Tu peux lécher, sucer, titiller, tu peux caresser du bout de la langue, d'une paume alanguie et frémissante. Tu peux jouir de cette facette de moi que je n'offre qu'a tes ordres. Je n'en connais pas encore les réactions ni les limites, je te les laisse decouvrir, territoire vierge à apprivoiser, à dompter, délicatement, délicieusement, sûrement, attentivement, precautionneusement, tendrement au début, puis... à ta guise...

    Je sens souvent ta main qui s'y égare,  puis se retient, puis y retourne un peu, tentation refoulée, par peur de faire mal ou de mal faire... Je la sens qui caresse, qui glisse, inexorablement, toujours plus près du petit orifice auquel tu donnes de mignons petits noms. Elle s'approche, effleure, je suis couchée sur le ventre et ne vois pas ton regard à cet instant, hélas... Je le devine fou, de fièvre, cillant en tous sens, comme ivre d'envies et de folies retenues. Je devine ta frustration en découvrant la mienne. Mais tu mérites tout, parce que je t'aime et que je veux donner mon corps à ton âme...

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  • Un peu de violence entre nous

     

    J'aime lorsque c'est un peu brutal entre nous, un peu violent. Lorsque, subitement, tu te sens excitée, d'un geste ou d'un regard, d'un mot qui aurait déclenché chez toi je ne sais quelle merveilleuse perversion. Lorsque tu bouleverses tout sur ton passage pour arriver jusqu'à moi, déjà essoufflée, presque haletante.

    Un peu de violence entre nous

    Alors tu me bouscules violemment, ta main agrippe mes cheveux et renverse ma tête en arrière. Tu prends ma gorge d'une poigne presque dure. J'ai mal, le souffle coupé mais je ne dis rien,  de peur que tu arrêtes. Car tu arrêterais immédiatement, tu n'aimerais pas savoir si je souffre à cause de toi.

    Un peu de violence entre nous

    L'excitation se lit dans ton regard sombre, entre tes cils qui papillonnent. Tu me jettes sur le lit, sans un mot, juste ce regard qui me fait fondre et me donne envie de mille fois plus, d'être ta proie, ta chose. Je me laisse faire avec tellement de plaisir que mon sexe déborde déjà de nectar pour toi, sans même que tu ne l'aies encore effleuré.

    Un peu de violence entre nous

    D'un coup de genou tu écartes mes cuisses et je comprends que je dois m'ouvrir totalement, m'offrir toute à toi. Il n'y a pas de préliminaires, tu as bien trop envie de moi. Je me soumets. Ta langue descend sur mon ventre et ta bouche entière se referme sur mon sexe comme pour l'aspirer tout entier et le boire. Je jouis déjà dans ta bouche, en petits spasmes et chuintements, honteuse, alors que tu voulais me retourner, maintenant mes poignets bien haut au-dessus de ma tête. Je ne sais pas me retenir encore. Je suis désolée mon ange, je suis tellement pressée de t'offrir mon plaisir. Un jour tu m'apprendras à contenir ce plaisir.

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    Je suis si rassurée quand tu prends soin de moi, quand je peux me reposer au creux de ton épaule. S'il arrive un jour, un de ces tristes jours, où le sentiment de mélancolie me dévore, je sais que tu es là. Sans même un mot tu devines tout et tu es là. Ta main saisit mon menton, baissé et plein de honte et de remords et m'oblige à soutenir ton regard noir, empreint de tendresse et de dureté mêlées. À ce moment-là, je sais que tu aurais envie de me gifler de me laisser aller ainsi à de piètres et négatifs sentiments.

    Mais ta main se fait pourtant douce et caressante en se refermant fermement sur la mienne. Tu m'invites à m'asseoir, tout contre toi, me berces comme une enfant, de gestes maternels et de mots doux sussurés, jusqu'à ce ma peine s'évanouisse, laissant place à la sérénité retrouvée grâce à toi. Tu es mon infirmière et mon remède. Je t'aime pour ton infinie patience. Tes lèvres ne trouveront pas les miennes, pas cette fois-ci. J'ai simplement envie de rester blottie là, au creux de toi, à écouter les battements de ton coeur soulager les tourments du mien...

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    C'est toujours toi qui commences, toi qui mènes la danse. Moi je reste là, souvent, presque égoïstement, à ressentir ton être qui s'applique à faire vibrer le mien. Je reste là, les bras croisés, ouverte, offerte, debout, perturbée. J'ai quelquefois les mains dans tes cheveux, les caressant tendrement, ou bien les saisissant par poignées quand je sens venir l'orgasme.

    Tes doigts vont et viennent en moi, gorgés de rosée, de plus en plus profondément, de plus en plus rapidement. Si tu ajoutes ta langue, je suis perdue, chavirée. Mon petit bouton explose en volutes dans ta bouche, frissons sur ta peau bronzée et moite d'impatience.

    Tes doigts tournent et s'agitent en moi. Je reste immobile, mais pas impassible du tout. Mon esprit s'envole. Je devine le vernis rouge et tellement sensuel de tes ongles, la bague en or qui blesse un peu l'entrée de mon sexe et me rappelle à quel point j'aime ta façon un peu brutale et maladroite de me faire l'amour. Je ne te le dis pas mais je suis conquise. J'aimerais être à tes ordres, toujours. J'aime quand c'est toi qui décides à quel moment je dois jouir, mon sein écrasé sur ta joue brûlante de larmes.

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    J'ai eu froid dans la cave. J'ai eu peur et froid. C'était humide et un peu poisseux aussi. Mes genoux et mes poignets me faisaient mal, mais la pire douleur était celle de t'avoir vu partir, sans même te retourner sur moi, sans un regard, sans un mot. Je n'ai pas compris tout de suite ce que tu voulais de moi. Je n'ai pas réfléchi. J'ai juste pleuré, beaucoup, à gros sanglots qui secouaient mon corps et accentuaient un peu plus les frissons sur ma peau et la sueur glacée qui coulait sous mes cheveux, jusqu'au bas de mon dos.

    J'ai attendu sagement, docilement. Pour toi, j'aurais pu attendre des heures, malgré la peur, la peine et la douleur, malgré le désespoir et la honte qui commençaient à envahir mon esprit, malgré l'inconfort et la fatigue, malgré le manque de toi, de nous. Je n'ai pas compris pourquoi le noir, alors que tu sais que la nuit me terrifie. Je n'ai pas compris pourquoi la solitude et l'enfermement, séparée de toi, coupée de ton amour.

    Et puis te voilà, plus belle que jamais, les cheveux relevés en chignon sensuel sur ta nuque, tu as passé une robe fleurie, tu t'es parfumée, tu es divine et superbe. Une mèche de tes cheveux s'est échappée et viens caresser tes cils lorsque tu clignes des yeux. Tu ne souris pas. Tu ouvres la porte d'un geste brusque, me libères et me portes presque, tellement je suis submergée d'émotions diverses. Tu me serres contre toi, me murmure une infinie douceur. Tes bras protecteurs enserrent mon corps endolori, tes lèvres cherchent les miennes, ton doigt sous mon menton relève mon visage jusqu'au tien, tu embrasses si tendrement que j'en oublie les ecchymoses sur mon coeur. Je ferme les yeux pour mieux savourer cet instant où je nous retrouve. Tu fais de moi ce que tu veux. Je suis à toi. Je t'aime.

     

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    Quelques fois, lorsque je suis seule et que je regarde à la fenêtre, j'attends tes mains sur mes seins, tout ton corps tout contre moi, juste là, derrière comme j'aime, possessif et directif, ton souffle sur ma nuque, la mèche de tes cheveux qui caresse ma joue. Et puis tu presses un peu plus fort. Tu es pressée. Je sens le désir monter en toi à travers tes vêtements, tes petits seins qui se dressent, les frissons de tes lèvres dans mon cou, la chaleur de ton sexe impatient qui brûle mes fesses, tout ton corps qui se raidit et se cambre, assoiffé. J'entends les battements de ton coeur. Entends-tu les miens comme ils te répondent ?

     

    Finalement, je rends les armes, je suis à ta merci, toujours obéissante. Mon corps s'abandonne au tien. Tu exultes en remarquant ses petits soubresauts ponctués de gémissements. Une de tes mains se faufile sous mon chemisier, à la recherche de toute parcelle de peau qui ne serait pas encore en ébullition. L'autre main, plus coquine, est déjà refermée en coquille sur mon sexe trempé. Un doigt me pénètre, puis deux, puis plus et je perds tout contrôle. J'ai chaud. Tu accéléres, experte et surexcitée. Mon sexe se met au rythme des mouvements de ta main, des assauts de tes doigts. Il ondule. Je me cabre et jouis en mille étincelles dans ta paume ouverte. Tu me retournes, tes lèvres prennent les miennes, tes cils absorbent mes larmes d'intense émotion et de bonheur, tu me serres si fort à m'en faire mal. Je suis à toi. Je t'aime.

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    Mon corps a bien changé depuis toi. Il a vieilli, un peu, il a grossi, un peu. Pourtant, j'en ai pris soin, comme si tu pouvais le voir encore, comme si tu le regardais de loin, presque en me surveillant, alors que je sais qu'il n'en est rien et qu'aujourd'hui tu l'as sans doute oublié complètement. Moi, je ne sais pas oublier. Je ne sais pas oublier que je t'ai appartenu, que je t'ai offert ce corps qui te désirait tant, que j'aurais pu t'offrir bien plus encore, tellement plus. J'aurais aimé t'appartenir corps et âme, me soumettre au gré de ton bon vouloir, t'attendre lascivement, te laisser prendre possession de chaque parcelle de mon moi, te permettre de me punir à la oindre occasion. Je me serais laissée faire avec tellement de plaisir !

    Aujourd'hui, je reste à toi sans l'être réellement, je reste tienne sans savoir qui je suis vraiment. Aujourd'hui, je suis perdue, dans les méandres de la liberté et de la solitude absolues. Je suis perdue sans toi, sans tes mains sur moi, sans ta voix pour me guider. Je suis perdue et j'attends dans un recoin qu'un ordre vienne me dicter de m'assoir un instant auprès de toi que j'aime...

     

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  • Faites l'amour

    Faites l'amour

    Et ensuite, faites l'amour.
    Pas de sexe, juste de l'amour.
    Et avec ça je veux dire
    Les baisers lents sur la bouche,
    Sur le cou,
    Sur le ventre,
    Sur le dos,
    Les morsures sur les lèvres,
    Les mains tressées,
    Et les yeux dans les yeux.
    Je veux dire, des câlins tellement serrés.
    Pour devenir une seule chose,
    Des corps piégés et des âmes en collision,
    Caresses sur les rayures,
    Des vêtements arrachés à la peur,
    Bisous sur les faiblesses,
    Sur les signes d'une vie
    Que jusqu'à ce moment-là
    Elle a été un peu fanée.
    Je veux dire, les doigts sur les corps,
    Créer des constellations,
    Inhaler des parfums,
    Les cœurs qui battent ensemble,
    Les respirations qui voyagent
    Au même rythme.
    Et puis sourires,
    Sincères après un peu
    Qui ne l'étaient plus.
    Voilà,
    Faites l'amour et n'ayez pas honte,
    Parce que l'amour est de l'art,
    Et vous, les chefs-D'œuvre divins.

    floaties trois etoiles scintillantes doreesAlda Merinifloaties trois etoiles scintillantes dorees

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    Comme il m’est difficile de vous imaginer de l’autre côté de la porte close. Comme l’envie de vous rejoindre est tenace. Ah ! si j’osais ! Je me précipiterais dans vos bras et prendrais votre bouche aux lèvres si parfaitement dessinées. Comme je suis malheureuse de cet éloignement physique et des petites barrières que vous semblez vouloir instaurer entre nous.

     

    La nuit, vous êtes tout à moi. Lorsque vos mains gantées de blanc parcourent mon corps, le moindre de ses frémissements est pour vous… uniquement pour vous. C’est comme si le coton laissait sur ma peau en émoi une part de la douceur de votre âme, des petites parcelles qui resteraient accrochées à mes frissons pour les faire durer quelques secondes encore. J’aimerais que ce moment ne connaisse pas de fin, que la caresse de vos mains se fasse plus insistante, plus profonde, plus perverse... J’aimerais être bousculée, tendrement, puis sauvagement, mais jamais trop loin de vous, toujours à votre portée, à votre écoute, à vos désirs...

    Comme vos yeux sont tendres ! Comme votre regard est empreint d’une si grande douceur ! On vous dirait parfois perdu, comme un enfant triste et fatigué qui ne sait pas trop quelle direction il doit prendre. Comme la jeunesse vous va bien et nous sépare pourtant tellement hélas...

     

    J’imagine que vous faite l’amour avec mille tendresses. Il ne peut en être autrement. Comme j’aimerais caresser votre visage d’ange, ce petit minois de chat endormi si pâle sur la blancheur de l’oreiller. Comme je me prêterais à la moindre de vos envies avec une totale confiance et déraison. Je suis prête à vous ouvrir les portes de mon corps, puisque celles de mon cœur vous déjà acquises. Profitez de tout mon être que je vous offre, avec tant d’empressement. Ne m’épargnez rien, je vous fais don de tout.

     

    Ah ! cette moue boudeuse, parfois, qui pince votre bouche. Cette façon terrible et tellement émouvante que vous avez de mordiller un tout petit peu votre lèvre inférieure, juste là, bien au milieu. Terrible ! Ce tout petit geste me bouleverse immensément. Il fait naître en moi une incommensurable envie de me serrer contre vous, de tout renverser, là, sur le bureau et de vous supplier de ne plus jamais me laisser repartir. Je vous attends et vous aime en silence. Je veux sentir vos lèvres sur mon corps et votre souffle murmurer mon prénom dans la pénombre. Je veux que vos yeux ne regardent plus que moi. Je veux plus, beaucoup plus, je veux tout de vous, mais est-ce bien raisonnable de l’écrire, si ça ne l’est pas de le vouloir ? Je vous veux, vous, partout, toujours, contre moi, sur moi, autour de moi, en moi…

     

    Je n’ose plus imaginer les mots chuchotés, les yeux fermés sur des étoiles et sur des larmes de bonheur. Resterez-vous, après l’amour, pour apaiser ce flot de larmes que seuls baisers et sérénité peuvent contenir ? Pourrais-je rester là, fébrile et heureuse, tout contre votre torse, dans la bulle protectrice de vos bras resserrés autour de moi ? Saurez-vous m’étreindre au point de faire taire les sanglots de mes paupières ? Votre voix seule suffit à apaiser bien des tourments…

    J’aimerais dormir dans votre cou, le visage caressé par une mèche de vos cheveux, offerte à la douceur de vos traits. J’aimerais vous offrir cet abandon total, dont vous ne soupçonnez ni la portée ni la violence. Cet abandon de tout mon être, ce don suprême…

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     barre de séparation scintillante étoiles

     

    Tu me manques tant et tant... je suis tellement en manque de toi que je me perds dans d'innombrables questions, dans de si douloureuses torpeurs, que mon cœur chavire au moindre regard empreint de douceur, à la moindre main qui m'effleure, à la moindre intonation de tendresse...

    Je suis bien plus que fleur bleue, je suis fleur fanée bientôt, éprise de jeunesse et de renouveau. Entends-tu mes sanglots lorsque le plaisir inonde mon corps et déchire mon âme en deux de te savoir si lointaine, ailleurs, au-delà de tout ce que moi je n'ai jamais su t'offrir ? Entends-tu les larmes rouler sur mes joues, celles qui ne seront jamais que pour toi, toutes sans exception.

    Il y a toujours cette montée des larmes que je n'ai jamais su retenir et qui perlait aux mèches de tes cheveux recouvrant mon visage. Je ne sais pas les dompter. Je laisse aller. J'imagine que tes bras se serrent autour de ma peau nue et que ton corps, enserrant le mien, d'une façon protectrice, écrase  mes seins contre ta poitrine forte et fragile à la fois, elle-même secouée de sanglots intérieurs, de cet émoi dont tu avais le secret et qui faisait fondre mon cœur un peu plus...

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  • Femme triste et seule, abandon, amour perdu

    Mon Ange, qu'écrire encore ici que je n'ai pas déjà écrit. Que penser, que lire, que regarder. Si je ferme les paupières, je ne vois que toi que j'aime tant et tant. Je vois ma solitude, je vois l'abandon que je t'offrais et que j'offre maintenant au néant de mon âme... Tu me manques à l'infini. Je ne sais plus comment le hurler. J'ai beau chasser ton image, me dire d'avancer, de continuer, pour toi, pour moi, je ne peux pas. C'est comme si le temps s'était arrêté, pour moi, sur ton grand et doux sourire...

    Il n'y a plus personne ici, plus personne qui me lit, plus personne qui me lie... Je suis bien seule dans tout ce noir. Oh! J'ai de la lecture, une bien jolie lecture. Je connais chaque mot de ce blog presque par cœur, comme je connaissais ton corps et le moindre de ses frissons. Ton corps qui me manque tellement bien sûr. Comment oublier le grain de ta peau...

    Je t'embrasse comme je t'aime...

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