• Je regarde mon corps



    Je regarde ce corps, mon corps, celui que j'ai détesté, torturé, caché, pendant des dizaines d'années... Aujourd'hui, je regarde ce corps nu et froid, si froid. Ce corps que tu as aimé à la folie, que tu as longuement, passionnément, tendrement, infiniment, amoureusement aimé, embrassé, caressé, révélé.

    J'ai adoré ta façon de me faire l'amour. Je n'avais jamais connu cela auparavant, jamais autant de tendresse, autant de folie, autant de désirs et d'envies. Jamais autant de magie, autant de feu, autant de soupirs et d'amour...

    Aujourd'hui, je regarde ce corps que j'apprenais à entretenir pour toi, que je ne faisais plus souffrir, que je chérissais même, tant tu le trouvais beau et désirable... Je le regarde et il ne sert plus à rien là, plus à personne. C'est juste un corps vide de toi, vide de tes mains, de tes caresses, de tes lèvres, de tes baisers, de tes doigts, de tes attentions, de ton amour... Un corps vide et désespéré, qui souffre et qui a froid, qui se tort et qui gémit, mais de douleur... pas des plaisirs que tu lui offrais, pas des soupirs que tu lui chuchotais...

    Mon corps a besoin de t'aimer, d'aimer le tien avec lequel il ne fait qu'un, d'être aimé encore du tien, avec lequel il se sent bien. Mon corps te réclame à corps et à cris. Il a mal. Il t'aime autant que moi je t'aime...


  • Commentaires

    1
    Mardi 17 Mars 2009 à 21:35
    Souffrir...
    Du manque ! Une façon de se sentir vivant par la peur du vide de l'autre... Bien à vous, Coquine. Armanny
    2
    Coquine
    Mercredi 18 Mars 2009 à 12:46
    Le manque n'est
    plus seulement provisoire, il devient permanent avec la fin de notre amour... Je me sens morte par la peur du vide de mon Amour qui s'en est allée...
    3
    Coquine
    Mercredi 18 Mars 2009 à 12:48
    Mon Amour...
    Si toutefois tu passais encore par ici, je voulais juste te dire que j'avais mis cette photo parce que je trouvais une ressemblance frappante entre la femme qui est derrière et toi... Et puis aussi cette façon que tu avais de venir tout contre moi, derrière, ainsi, dans la salle de bains... Je t'aime...
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :