Un blog saphique tout en délicatesse. Photo soft certes, mais des textes érotiques uniques, décrivant parfois par le menu, des amours lesbiens non dénués de force, voir d'une légère perversion.
J'ai débarqué un jour sur ton blog...
J'étais moi. Juste moi. Avec une vie « classique », enfants, travail... Et juste mon autre pour s'occuper de moi... Moi... Absurde... Inutile...
Puis voilà que te voilà, Toi... A travers tes mots d'abord, puis à travers tes maux aussi, enfin à travers ton corps, ton regard, tes sourires et ce petit creux de tes joues qui me rend...
Alors là, moi je tombe... Je reste là... Je ramasse le petit bonheur en pleurs, tu sais comme dit la chanson, et je le mets dans mon cœur... Depuis il y reste, il y a même fait des travaux lui aussi...
Depuis ce jour tu ne cesses de m'habiter... D'avancer en moi, et en toi aussi... Et moi j'ai si peur que tu partes, je fais tout pour que tu t'y sentes de mieux en mieux...
Tu m'as fait le plus beau cadeau qui puisse se faire... Tu m'as donné ta confiance, ton amour, tes secrets, ta foi en moi...
Un en mot : un sens à ma vie, ma chance de vivre pour une autre que moi... Et moi, voilà, j'en suis restée pétrifiée... Tu es mon vertige, mon cœur qui bat, cette boule dans ma gorge qui ne me quitte plus.
Tu es cette vague perpétuelle qui m'emporte... De ces vagues qu'on a peur de perdre au moindre faux pas, à la moindre erreur, tant l'équilibre est fragile...
Mais de ces vagues qui font grandir tant elles vous demandent de vous surpasser, de vous sortir de vous-même, de vous sublimer... Sinon elles continuent sans vous...
Comment te dire à quel point je suis émue de te voir t'affronter, affronter tes démons, et à quel point je suis heureuse de te tenir la main pour le faire, de la tirer même un peu parfois...
Je t'ai vue mettre tes pas dans mes pas, tes yeux dans mes yeux pour ce passage difficile, juste parce que tu as confiance et que tu crois en moi... Alors moi... Moi je fais la forte mais je n'en mène pas large...
J'ai eu si peur de faire des pas trop grands, ou de ne pas faire les bons...
Puis non, tu avances toi, grâce à toi, à ta force, ton envie, ta volonté... Merci, de ces mercis qui se disent sans s'expliquer, parce qu'ils sortent tous seuls du fond du cœur...
Quand tu n'es pas là, tu sais « ça me glace »... La place est vide à côté de moi, ou plutôt, pleine d'un grand froid... Même si tu es là en moi, tout au fond de mon cœur... J'adore ces quelques vers qui le disent si bien pour moi...
« Tu me manques déjà
Il suffit de quelques heures
Et la vie me fait peur
Avec tout ces pourquoi
Tu me manques déjà
Et je sais que mes matins
N'auront qu'un goût de rien
Que rien n'effacera » (C. Badi)