Un blog saphique tout en délicatesse. Photo soft certes, mais des textes érotiques uniques, décrivant parfois par le menu, des amours lesbiens non dénués de force, voir d'une légère perversion.
Il a fait si chaud encore aujourd'hui, si chaud que le moindre vêtement, aussi léger qu'il soit, est malgré tout de trop. J'aime sentir la chaleur du soleil sur ma peau nue, sa brûlure, jusqu'à la limite du supportable. J'aime sentir les gouttes de sueur...
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Je me souviens de cette attente, mes yeux cachés derrière un foulard, noué un peu fort sur mon visage. Je frémissais à l'intérieur autant qu'à l'extérieur. Mon coeur battait la chamade. J'étais comme suspendue au temps qui s'écoulait bien trop lentement...
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Je me sens à nouveau bien seule ici, sans ta présence à mes côtés, sans tes mots mêlés aux miens. J'ai toujours aimé cet endroit, je m'y sens bien, mais il me fait prendre conscience de la solitude qui m'accompagne à chaque instant depuis que tu es partie....
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On pourrait partir loin toutes les deux, en vacances ou en errance, partir pour ne plus revenir. On pourrait rouler sans s'arrêter, avaler l'asphalte pendant des jours, en regardant défiler les mornes paysages. Nous on aurait des rêves plein la tête,...
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Tu peux tout, toi. Tu peux tout prendre de moi. Même ce qui est interdit, même ce qui semble tabou, même ce qui me paraît peu aimable, peu désirable. Je te fais don de tout moi, mais uniquement à toi. Tu peux lécher, sucer, titiller, tu peux caresser...
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J'aime lorsque c'est un peu brutal entre nous, un peu violent. Lorsque, subitement, tu te sens excitée, d'un geste ou d'un regard, d'un mot qui aurait déclenché chez toi je ne sais quelle merveilleuse perversion. Lorsque tu bouleverses tout sur ton passage...
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Je suis si rassurée quand tu prends soin de moi, quand je peux me reposer au creux de ton épaule. S'il arrive un jour, un de ces tristes jours, où le sentiment de mélancolie me dévore, je sais que tu es là. Sans même un mot tu devines tout et tu es là....
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C'est toujours toi qui commences, toi qui mènes la danse. Moi je reste là, souvent, presque égoïstement, à ressentir ton être qui s'applique à faire vibrer le mien. Je reste là, les bras croisés, ouverte, offerte, debout, perturbée. J'ai quelquefois les...
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J'ai eu froid dans la cave. J'ai eu peur et froid. C'était humide et un peu poisseux aussi. Mes genoux et mes poignets me faisaient mal, mais la pire douleur était celle de t'avoir vu partir, sans même te retourner sur moi, sans un regard, sans un mot....
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Quelques fois, lorsque je suis seule et que je regarde à la fenêtre, j'attends tes mains sur mes seins, tout ton corps tout contre moi, juste là, derrière comme j'aime, possessif et directif, ton souffle sur ma nuque, la mèche de tes cheveux qui caresse...
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