Un blog saphique tout en délicatesse. Photo soft certes, mais des textes érotiques uniques, décrivant parfois par le menu, des amours lesbiens non dénués de force, voir d'une légère perversion.

La tendresse, c'est tout ce qui manque cruellement lorsque l'on n'a plus rien ni personne. Ce sont les échanges, un petit bonjour le matin un bonsoir le soir, un signe de la main avant de partir, un baiser en revenant, une étreinte plus pu moins forte et des bras qui serrent autour du cou, une main sur une épaule pour consoler, une larme qu'on essuie d'un doigt et d'un doux sourire, des amis qui entrent, d'autres qui sortent, la porte toujours ouverte sur de nouveaux horizons, de nouvelles discussions.
La tendresse c'est le contraire de la solitude, c'est l'amitié et l'amour mêlés, c'est les réponses aux questions, l'accompagnement, la douceur sur la peau et sur le coeur, comme un baume qui guérit de tout, qui panse chaque petite plaie et la recouvre d'un voile d'attention, c'est la pommade sur la cicatrice qui dit voilà tu peux souffler, je suis là et je vais prendre soin de toi, je vais t'aider à bien aller, je vais t'aimer sans m'en aller, je te le promets.
La tendresse, c'est tout ce qu'on a perdu et ce à quoi on tient le plus. C'est quelqu'un qui appelle juste pour un rien, pour dire merci, pour dire j'arrive, pour dire tu viens, c'est une voix qu'on attend avec impatience, un visage qu'on espère tant revoir, c'est une main qui s'empare tendrement d'une autre' un bras qui soutient et maintient, fort et debout, tout contre, avec assurance et empathie.
La tendresse, c'est cet élan du corps qui court sans se retourner, c'est une attention quotidienne, une solidarité, une douce pensée, écrite et semée au vent de l'espoir, c'est une lettre qui arrive avec des mots ronds et délicieux, une carte postale de bonheur qui illumine un matin tout chagrin, un enfant qui sourit, un chien qui gémit en dormant.
La tendresse, c'est la chaleur et la joie, un plaid qui couvre les jambes, un livre qu'on referme avant de dormir, un drap qu'on remonte sur le menton, c'est l'assiette qu'on partage, le cadeau qu'on ouvre, les ailes qu'on deploit, c'est une présence rare parmi l'absence, une offrande sacrée et sucrée comme un bonbon de miel qui nous laisse sur la langue le goût de l'enfance et de l'insouciance, un sentiment de sécurité et d'éternité.
La tendresse, c'est un baiser sur les paupières d'une solitude et l'envie de les maintenir ouvertes malgré le désir de finitude.