Un blog saphique tout en délicatesse. Photo soft certes, mais des textes érotiques uniques, décrivant parfois par le menu, des amours lesbiens non dénués de force, voir d'une légère perversion.
Tu viens de partir... Alors je viens te lire, alors je viens t'écrire, parce que là-bas...
J'ai même pas pu... Même pas pu t'exprimer tout ce qu'il y avait en moi, même pas pu laisser couler mes larmes, même pas pu t'embrasser comme tous ces couples qui se séparent...
Ici au moins je peux tout te dire, même ce que tu veux pas entendre...
Ici je suis libre...
Ici c'est chez nous, il fait bon, on nous comprend sans nous juger...
Ici je peux te dire à quel point je t'aime...
Tu sais quand je suis rentrée, il y avait encore le plateau, avec le petit panier en osier et la brioche... J'ai tout rangé, comme tu aimes, j'ai même jeté cette nappe que tu n'aimais pas...
Ici porte encore ta présence, le lit de nos nuits, la musique que j'écoute, et les photos de nous deux... Tout est si plein de toi, et si vide aussi... Souviens-toi de nos larmes ce matin, souviens-toi de nos étreintes... Tout cet amour qui coulait... Si vrai, si beau si fort, si pur...
Ici notre relation n'a pas de limites, les mots peuvent exploser, il n'y a pas d'injustice, pas de censure... pas de bâillon, pas de bandeau...
Ici je peux dire que je voudrais lier ma vie à la tienne, que je n'ai plus envie d'impossible, que j'ai envie de croire à nos rêves... Tout a été si naturel, si naturel entre nous... comme si c'était depuis toujours, et pour toujours...
Ici, j'ai envie de me dire « et si c'était possible... après tout... »
Ici je peux dire que je veux toi... pour tout le temps, et pour toujours, et que tout le reste m'est égal...
Je vais me ressaisir, mais là... tout du suite tu me manques trop... tout toi me manque trop, plus encore depuis ton coup de fil. Ta main dans mes cheveux, et même... la douleur intérieure qui m'envahit quand il n'y a ce « rien » que toi seule sait ne pas être « rien » justement et que tu sais si bien deviner en moi.. J'ai toujours si peur...
J'ai rien pu faire aujourd'hui, rien... sinon penser à toi. Même les mots ne sont pas sortis comme j'aurais voulu qu'ils sortent...
Je t'aime toi...