Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un blog saphique tout en délicatesse. Photo soft certes, mais des textes érotiques uniques, décrivant parfois par le menu, des amours lesbiens non dénués de force, voir d'une légère perversion.

Publicité

Face à Charmi...

 

Je suis en face de toi. Virtuellement
J'aimerais être face à toi. Réellement

À l'autre bout de l'écran. Mes mots sont en face de toi
Je devine tes mains sur le clavier, n'écrivant rien qu'à moi

Au début le soir, quand tu venais sur le chat, par hasard, par ennui
Ma solitude m'a conduite jusqu'à toi, te désirant juste pour une nuit

Tous les soirs maintenant, quand tu lis mes messages. Un jour, tu m'as répondu.
Jour après jour, j'ai appris à te connaître, mon bel et doux inconnu

Une belle histoire... tu t'étais caressée en me lisant... tu avais eu du plaisir...
Le clair de lune éclairait mon bureau, tout mon corps en émoi avait chaud de te lire

Très troublée... un peu honteuse qu'un inconnu puisse avoir ce pouvoir sur toi...
Mes lèvres palpitaient, ma langue te cherchait, j'aurais aimé être auprès de toi

Mais finalement ravie. Tu avais voulu me remercier. Tu m'avais raconté...
De la brûlure au creux de mes reins au durcissement de mes seins, comment éviter

Ta surprise d'abord... puis ta fascination... la chaleur dans ton ventre...
J'ai douté de mes sentiments, j'ai refusé cet élan, l'enfer s'était immiscé en mon antre

La sécheresse de ta bouche... ta main qui s'était égarée... tes seins durcis...
La caresse de mes mains sur moi, les yeux fermés sur des rêves interdits

Tes lèvres mouillées... ton bouton gonflé... tes doigts en toi...
Jusqu'où je suis allée, je me suis égarée, une brusque envie de toi

Puis prisonniers de tes cuisses quand tu avais joui
D'un corps à corps torride, de remous dans ma vie

Et j'avais aimé tes mots pudiques, et ton aveu impudique
Et j'adorais que tu me trouves coquine, délicate et magnifique

Nous avons décidé de correspondre, doucement d'abord
Nous avions envie l'un de l'autre, de fondre nos deux corps

Puis de plus en plus directement
Je t'écrivais maintenant audacieusement

Jusqu'à nous allumer, jusqu'à nous donner des directives
Ces jeux faisaient de nous des amants sans mêler nos salives

Des jeux à jouer et à nous raconter ensuite
Nous devenions des pions, des prisonniers en fuite.

 


Je suis en face de toi. Nous sommes un peu gênés
Tu es enfin près de moi, je t'avoue que je suis troublée

Le café est grand, plein de monde. Nous ne savons pas quoi dire
Nous ne sommes plus seuls au monde, la réalité nous aspire

Nous avons l'impression que tout le monde nous regarde
J'ai cette sensation étrange d'être là par mégarde

Nous ne voyons pourtant personne
Tu ne vois que moi, je ne vois qu'un seul homme

On se dévisage. Tu me demandes ce que tu fais là
Je caresse ton visage de mes yeux puis de mes doigts

Pourquoi tu as accepté de me rencontrer dès que je te l'ai proposé
Deux solitudes qui s'oublient, un écran, un café, un hôtel, l'amour est né...


Texte : Charmithorinx et moi

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article