• Plaisirs féminins

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    Comme un cocon de tendresse, doux et sensuel, la main attentionnée, attentive, caresse ce qu'elle a de plus intime. La main s'approche, petit à petit, et découvre la peau déjà toute en émoi. Juste un effleur, un soupçon qui disperse les doutes, de ce qui semble tabou. La main connait le chemin, la main connait la chaleur. Elle se laisse guider aux frissons sur la peau, au ventre qui se serre, aux jambes qui s'écartent un peu plus, laissant deviner déjà le plaisir qui monte, suave et tiède.
    Seins gonflés entrecoupés de soupirs. Les yeux s'ouvrent et se ferment au rythme du cœur qui palpite. La poitrine se soulève, la nuque se renverse en arrière, dans un vertigineux élan. Vertige sensuel des sens en éveil. Merveilleuse indécence.
    Lorsque le trésor dévoile enfin son fruit minuscule et défendu, délicat secret gardé au plus profond de soi, la clameur de son éveil fait s'étioler les paupières et folâtrer les cils illuminés de mille étoiles éphémères. Le corps pris d'assauts se révulse, onde frénétique et mystérieuse qui embrume jusqu'aux souvenirs. Plus rien d'autre n'existe que ces soupirs entrouvrant les lèvres, que les murmures et les promesses faits au silence, que la chaleur inondant les cuisses, que le raz de marée irradiant l'âme alanguie de cet excès, emportant, dévastant, ce qu'il reste de calme, ce qu'il reste de sain, dans une danse inconsciente, laissant la main inerte, refermée, protectrice, sur son écrin doré, ouvert, humide et encore parcouru de spasmes et couvert d'étincelles.
    L'écrin mordoré qui peut se rendormir, épuisé d'avoir été si délicieusement bousculé, laissant comme une sensation d'apaisement et de bonheur inouï envelopper tout le corps, jusqu'à paralyser chaque trait du visage, y figeant pour de longues minutes encore l'image même du plaisir, sous les doigts d'une fée.


  • Commentaires

    1
    Stephanie
    Mardi 18 Mai 2010 à 12:49
    Milles mercis
    Mille mercis pour ces textes d'une telle beauté. J'aime. J'aime comme tu aimes et toi as su mettre les mots sur tous ce que l'autre peut créer en nous.
    2
    Coquine
    Mardi 18 Mai 2010 à 18:46
    Merci Stéphanie
    Merci à toi pour ce gentil commentaire. Au plaisir peut-être de te lire encore...
    3
    Eve
    Samedi 22 Mai 2010 à 23:06
    Triste
    Je ne sais pas comment comprendre ce texte, j'imagine qu'il n'implique personne. Personne, c'est un peu le côté "triste" de tes lignes. On y voit une femme peut être seule, seule avec son plaisir, un plaisir vrai pourtant. Emotions paradoxales, de solitude et de plaisir, qui prennent sens dans le partage avec tes lecteurs. Beau, oui, tout simplement.
    4
    Coquine
    Dimanche 23 Mai 2010 à 07:26
    Merci Eve,
    Je trouve ça triste aussi, triste et pathétique, une femme seule avec son plaisir, c'est beau, c'est magnifique, c'est grand et fort, mais c'est un plaisir éphémère et surtout que personne ne reçoit, ne prend, ne partage... Un plaisir qui lui fait oublier quelques minutes qu'elle est si seule.
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