• Les dépravées (1)

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    Les dépravées s'éveillent à peine, languissantes, de leur nuit de cristal, que déjà leurs mains se cherchent et se fouillent, fébriles sous leurs robes retroussées haut sur leurs cuisses. Leurs regards troubles, affolés, vicieux se lançant des défis de tous genres, des défis de cauchemars, des défis de déviances. Leurs déhanchements sordides, lascifs, prennent de l'amplitude. Leurs jambes ouvertes s'offrent un partage exquis, teinté de débauches et d'envies. L'envie fulgurante de se donner du plaisir, seules, une à une, tour à tour, ensemble.
    L'une enflamme l'autre, l'autre embrase l'une. Elles ne connaissent ni honte ni remord, ni peur ni douleur. Elles sont sœurs de vices, sœurs de supplices. Fières de leurs dévergondages, fières de la complexité, de la complicité que, seules, elles savent lire, interpréter et réclamer dans le regard l'une de l'autre.
    Sans équivoque, elles se provoquent, se joutent, se jouent, se shootent, s'en foutent, de tout... Il n'y a plus qu'elles deux qui comptent. Quoi qu'elles décident, elles sont perdues. Elles se sont données, abandonnées, puis oubliées, ensemble, enserrées de leurs bras de tendresse, emmurées dans leur prison de poisons. Celui qui coule dans leurs veines et inonde leurs neurones déjà viciés.

    Leurs mains innocentes, en apparence seulement, s'agitent sous le tissu de leurs robes légères et fleuries. Leurs jambes, haut croisées, sont étroitement serrées, comme pour enfermer leur propre plaisir à l'intérieur de leurs ventres gonflés de désirs. Le crissement de la soie de leurs bas se mêle aux gémissements qui s'échappent de leurs lèvres entrouvertes. Le vice est dans leurs peaux comme autant de frissons qui les parcourent insidieusement. L'une répond à tous les désirs de l'autre. L'autre correspond à tous les fantasmes de l'une. Elles se sont trouvées, elles se sont aimées, elles se sont égarées.
    Les délices divins qu'elles s'infligent et qu'elles seules savent attiser de mille feux, de mille jeux malsains donnent à leurs caresses un goût de venin et de fiel, une odeur de toxine et de miel, parmi les effluves de leurs parfums raffinés et de leurs liqueurs unies.

    Tantôt debout, tantôt assises, tantôt à genoux, tantôt soumises, elles se caressent à n'en plus finir, jour et nuit, insolentes, indolentes. Elles font vibrer leurs corps, sous le silence des tentures et leurs chevauchées fantastiques ne sont que luxures et drogues dures. La recherche du plaisir, toujours plus intense, est devenue leur quête, leur passion, leur guérison, leur addiction.
    Deux toxicos jumelles, belles à en pleurer, aux âmes sombres et perverties.
    Deux vicieuses dépravées, délurées qui se tentent et se testent, en permanence, qui s'aiment comme elles se détestent, qui s'affolent comme elles s'affriolent, qui s'adorent comme elles s'endorment, dans les bras l'une de l'autre, repues de leurs amours troubles.
    Deux salopes aux regards de braise, faites pour se dépraver ensemble, un peu plus chaque jour, jusqu'à leur si délicieuse perdition.
    Deux cœurs qui battent à l'unisson, d'un même frisson, d'une même addiction.
    Deux alcooliques de l'amour, aux bas souillés de leurs sécrétions sucrées, aux ventres torturés de leurs jouissances répétées, aux pupilles dilatées de larmes frelatées.
    Deux débauchées, comme deux enfants impures, qui se tiennent par la main au-dessus du vide, pour y sauter ensemble, leurs regards éperdus de folie plongés l'un dans l'autre, leurs bras qui s'entourent et se protègent mutuellement.
    Deux femmes qui s'envoient en l'air comme elles s'aiment...

    (A suivre...)


  • Commentaires

    1
    Vendredi 22 Janvier 2010 à 11:22
    Continuez
    Quelle chance !
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